Faits divers : Braquage avorté

Ils étaient en passe de réussir une bonne opération lorsqu’ils ont été obligés de faire usage d’une arme à feu. Le bruit de l’arme alerta les policiers et l’opération échoua.

 

Les patrouilles policières quotidiennes ont pour but de débarrasser la ville et ses environs des « déchets sociaux » du point de vue sécuritaire. Avantages. Les citoyens vaquent librement à leurs affaires avec moins de risque. X est ce commerçant qui mettra du temps à se réjouir de l’intervention prompte des éléments de la Commissaire Divisionnaire Kadiatou « Kady » Tounkara du 14è arrondissement. La semaine dernière, quelque part à Lafiabougou en commune IV du district de Bamako, l’homme était quasiment tombé entre les mains des bandits lorsqu’une patrouille des policiers du commissariat cité, sont intervenus pour mettre leur lugubre opération en échec.

C’était le 18 Mars dernier, vers les environs de 20 heures 30 minutes. Selon nos sources qui ont traité le dossier, les patrouilleurs étaient déjà à pied d’œuvre dans les secteurs qui relèvent de leur autorité en commune IV du District de Bamako. Et lorsqu’ils sont lancés dans ces patrouilles nocturnes, rares sont les coins et recoins obscurs de leurs secteurs qui échappent à leurs fouilles. C’était le cas ce jour là, lorsque soudain, ils ont été alertés par des bruits de tirs nourris d’armes à feu en provenance des environs du cimetière de Lafiabougou. C’était suffisant pour que la « Compol » Kady Tounkara et ses hommes rallient rapidement les lieux pour en savoir d’avantage. A leur arrivée à l’endroit indiqué, ils ont été accueillis par un déluge de feu des bandits. Il s’avèrera plus tard que ces derniers étaient en pleine opération de braquage.

Les patrouilleurs ne pouvaient donc pas restés sans réagir. C’est comme cela que des échanges de tirs nourris et intenses ont eu lieu entre policiers et malfrats en pleine rue à Bamako. Et au tout début de la nuit. Les premiers voulant mettre fin à l’opération des seconds. Mais après quelques échanges de tirs d’armes à feu, ce sont les policiers qui ont fini par prendre le dessus. Leur puissance de feu aura raison des bandits qui ont préféré prendre la fuite, laissant derrière eux, de nombreux objets. Notamment, trois motos Djakarta, un téléphone portable, des trousseaux de clés passe partout, une arme de fabrication artisanale améliorée et une cartouche à projection multiples.

A l’heure du bilan, il a été recensé trois blessés dont X, le commerçant par qui tout est arrivé. Peu avant, il semble que les malfrats l’avaient suivi. Arrivé au niveau du cimetière de Lafiabougou, ils ont tenté de le déposséder de son sac à main contenant la rondelette somme de quatorze millions de francs CFA. Apparemment, l’homme a résisté et les malfrats n’ont pas hésité à faire usage de leurs armes. D’où les bruits de fusils qui attirèrent les policiers mettant ainsi fin à l’opération des bandits. Quelques instants plus tard, les agents de la protection civile sont passés pour secourir les blessés.

Tamba CAMARA

Source : L’ESSOR

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