Cambriolages d’ateliers de tailleurs à Moribabougou : la patrouille interpelle le suspect en possession de son butin

Le Commissaire divisionnaire de police Mamoutou Dembélé qui a pris les rênes du 3ème arrondissement ne se croise pas les bras pour attendre à tous les coups que les usagers viennent à lui pour porter plainte pour ensuite ouvrir une enquête. Il part à la traque des malfrats à travers des patrouilles de routine.

 

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Ceci a pour effet d’étouffer biens des intentions malveillantes dans l’œuf ou de couper court à leur évolution. Tenez ! L’Inspecteur de police Issa Niangaly de la Brigade de recherches conduisait cette nuit de lundi 31 mars dernier, l’équipe de patrouille. Vers 5H30mn du matin, alors que la ronde tirait à sa fin, les patrouilleurs ont aperçu un jeune homme au Dabanani qui essayait de se cacher à leur vue.

Il tenait un sac en porcelaine contenant quelque chose. Rattrapé dans sa course, le contenu du sac est vite dévoilé. Ce sont quatre complets neufs de Bazin. Qui est-il ? Il dit s’appeler Mohamed Touré, domicilié à Bagadadji. Pourquoi avait-il fui ? Quelle est l’origine du colis ? Silence radio. Il est alors conduit au commissariat et gardé à vue pour les besoins de l’enquête. Sommairement interrogé le lendemain, il s’est mis à table en confessant que ce sont des habits qu’il a volés à Moribabougou.

Comment ? Mohamed précise qu’il a forcé les serrures d’un atelier de couture pour le cambrioler et que c’est de retour que son chemin a croisé celui de l’équipe de patrouille. Il a conduit les enquêteurs sur les lieux. A leur arrivée à Moribabougou, les policiers ont trouvé un homme abattu, plongé dans la déprime. Zoumana Konaté, c’est son nom, 39 ans, originaire de Niamina, propriétaire de l’atelier ne savait plus à quel saint se vouer. Ce sont des habits de ses clients et il n’avait pas les moyens de les rembourser.

A la vue des habits qu’il a tout de suite reconnus, il a écrasé une larme de joie. Ses habits lui ont été restitués. Par contre, son voisin, Cheick Hamala Touré n’a pas eu la même chance. Dans la nuit de samedi 29 au dimanche 30 mars dernier, son atelier a été aussi cambriolé. Le ou les cambrioleurs ont emporté vingt quatre complets de Bazin. A voir le mode opératoire, on conclurait que c’est la même main qui a frappé chez Zoumana car, l’auteur a l’art de forcer la serrure du portail pour pénétrer.

Mohamed Touré a nié être l’auteur de ce cambriolage or, les deux ateliers sont contigus. Pour les enquêteurs, de sérieux soupçons pèsent sur lui. S’il n’avait pas été surpris en possession de son butin, il n’aurait pas reconnu les faits. Mohamed a été mis à la disposition du procureur de la Commune II le 3 avril courant.

 

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