Braquage des conducteurs de Djakarta : les auteurs opèrent nuitamment sur les ponts

A l’approche de la fête, beaucoup de jeunes se transforment en voleur. Pistolet au poing, ils font la chasse aux conducteurs de moto Djakarta surtout en tout temps et en tout lieu. En l’espace de deux jours, le samedi 19 juillet dernier et le lendemain dimanche, deux conducteurs de moto Djakarta ont été braqués vers 23 heures sur le pont Fadh par des jeunes armés de pistolet.

 

operation controle vignette engin moto

 

 

Malgré le risque qu’ils courent de se faire lyncher s’ils sont pris, les jeunes n’hésitent pas à braver la mort. Il est peut être exagéré de traiter de braqueurs potentiels deux jeunes qui se transportent nuitamment sur une moto. Mais il importe de se méfier d’eux car, c’est le mode opératoire. Bourama Traoré, commerçant de son état domicilié à Garantiguibougou a fait l’amère expérience le samedi 19 juillet dernier.

Il était 23H passées quand il quittait le centre ville pour mettre le cap sur la rive droite et regagner sa famille sur sa moto Djakarta. A ses dires, il était suivi par deux jeunes qui se transportaient sur une moto Djakarta. Au milieu du pont Fadh alors que la circulation était fluide, ils ont fait semblant de le dépasser pour lui barricader la route. Celui qui était assis à l’arrière de la moto lui a pointé un pistolet dans la figure, le sommant de lui remettre la moto. Bourama dit n’avoir pas protesté et leur a demandé de lui épargner la vie. Il leur a remis l’engin plus 1000 FCFA comme frais d’essence.

Le braqueur a démarré sa moto pour rebrousser chemin. Leur victime a continué à pieds et a emprunté un taxi à sa descente du pont. Le lendemain dimanche, pratiquement à la même heure et au même endroit, Seydou Coulibaly, un élève du Lycée Mamadou Sarr a croisé le chemin des braqueurs. Il revenait dit-il de Kalaban coro et se rendait en famille à Lafiabougou. Au milieu du pont, il tombe en panne sèche. Pendant qu’il trimballait sa Djakarta, deux jeunes qui se transportaient sur une moto Djakarta pointent sur lui un pistolet et le questionnent sur ce qui ne va pas avec la Djakarta.

Il leur dit que le réservoir est vide. Sous la menace armée, ils l’ont fouillé pour sortir de sa poche 1000 FCFA, tout ce qu’il avait comme argent plus son téléphone portable. Si la moto n’était pas en panne sèche, vous imaginez le reste. Le lycéen a marché à pieds jusqu’à Lafiabougou. Au moins sa vie est sauve. Motocyclistes, méfiance beaucoup de vos amis que vous ne soupçonnez pas  sont devenus des voleurs armés.

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