Banconi : Une femme charcute le visage et le corps de sa belle sœur

A la suite d’une dispute avec sa belle mère au Banconi : Bintou Fomba charcute le visage et le corps de sa belle sœur

Bintou Fomba dite Tounkara, domiciliée chez son époux Daouda Diarra, au Banconi en Commune I du District de Bamako a infligé dimanche des zébrures à la petite sœur de sang de son époux avec des lames rasoirs. La veille, Oumou, c’est le nom de la blessée avait joué au gendarme en infligeant une sanction exemplaire à Tounkara quand elle l’avait surprise en train de couvrir d’insanités sa belle mère, donc sa mère à elle Oumou. Pour se venger, Tounkara s’est armée de lames rasoir pour la taillader à la tempe, au cou etc. L’incident qui divise la famille, la belle mère étant solidaire de sa fille alors que l’époux défend la cause de sa femme, est pendant devant le tribunal.

Faits divers

La rupture est désormais totale dans la famille Diarra au Banconi en raison de la difficile, voire de l’impossible cohabitation entre Konimba Coulibaly et sa belle fille Bintou Fomba dite Tounkara. La première est soutenue par sa fille Oumou Diarra et le mari de cette dernière, Soumaïla Coulibaly. De son côté, Bintou est défendue outre par son mari Daouda Diarra, mais aussi par ses parents dont un agent de police.

Du coup, on se retrouve dans un jeu de perte et profit pour une affaire aussi grave qui cesse d’être une infraction pour se noyer dans un rapport de force. Quand sur le chemin du marché Oumou a fait un détour samedi par sa famille paternelle pour s’enquérir de l’état de santé de sa mère, elle la trouva à couteau tiré avec sa belle sœur Bintou dite Tounkara. Les deux protagonistes n’étaient pas à leur première prise de bec. De l’avis des voisins, les deux dames se détestent or, elles partagent la famille. La jeune épouse injuriait copieusement la mère de son époux, une attitude que n’a pas supportée Oumou. Elle interdit à sa belle sœur d’injurier sa mère en sa présence, mais Tounkara a persisté en changeant d’adversaire. Désormais, la dispute oppose Oumou et Tounkara. Après un échange réciproque d’injures, elles passent au corps à corps. Une épreuve qui n’a pas souri à Tounkara car, sa belle sœur a pris le dessus et l’a rouée de coups.

Humiliée devant la foule, Tounkara a remis ça. Le lendemain dimanche, armée d’un trousseau de lames rasoir, elle guetta et surpris son adversaire de la veille qu’elle taillada à la tempe, à la tête, au cou, au bras etc. L’effet de surprise aidant, Oumou  n’a pas eu le temps de se défendre. Après son forfait, Tounkara se retire sans remords chez elle pendant que sa victime est évacuée au centre de santé de référence de la Commune I. C’est le corps médical qui a exigé que l’auteur des blessures soit mis traduit devant les autorités judiciaires. C’est alors que le commissariat de police du VIè arrondissement fut saisi. L’on croyait que justice serait rendue. Mais que non. Le séjour prolongé de l’auteur des coups et blessures au delà de la durée légale  de garde à vue visait à étouffer l’affaire. Bintou a passé plus d’une semaine à la police. Pendant ce temps, ses proches dont un agent de police tentaient d’intimider Soumaïla, l’époux de Oumou. Sachant qu’il n’aura pas gain de cause à ce niveau, il porta l’affaire devant la Brigade des mœurs qui lui conseilla le procureur de la Commune I. C’est à la suite de son soi transmis, instruisant le commissaire d’ouvrir une enquête que la dangereuse Bintou sera déferrée deux semaines plus tard à Bollé, la prison pour dames et mineurs. Elle  n’y fera que trois semaines. Ses protecteurs qui banalisent son crime ont racheté sa liberté, prétextant qu’elle est malade. Où est la Justice ?

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