Saison des pluies : Le calvaire des riverains des caniveaux à Bamako

Pendant toute la période que dure la saison des pluies au Mali, les caniveaux dans la ville de Bamako restent constamment submergés par des ordures entraînées par les eaux de ruissellement qui débordent jusqu’aux habitations riveraines. Ce qui engendre la souffrance de ces dernières durant tout l’hivernage.

La vie pendant la saison des pluies dans certains quartiers de la capitale est un véritable calvaire. Et pour cause, au-delà des inondations destructrices causées par les eaux de ruissellement et les constructions anarchiques, certains habitants de la capitale malienne sont confrontés au débordement des caniveaux pendant l’hivernage.

En effet, ces moyens d’évacuation des eaux de pluie restent submergés par des ordures de tout genre (déchets plastiques, ordures ménagères, troncs d’arbres, etc.).

La faute incombe aux riverains eux-mêmes qui utilisent des récipients d’infortune comme poubelles ou déversant le contenu de leurs poubelles dans les caniveaux, avec à l’esprit que les eaux de pluie l’amèneraient très loin de chez eux. Or, il suffit que la pluie ne soit pas de forte intensité pour que les résidus s’entassent devant sa propre porte ou non loin de là.

« Certaines familles passent tout l’hivernage à déverser leurs ordures dans les caniveaux à chaque fois que le temps menace ou que la pluie s’annonce, espérant que les eaux de pluie les emporteront avec elles les tas d’immondices », déplore Mahamadou, habitant de Faladiè, en Commune VI du District de Bamako.

D’autres, moins nantis, préfèrent habiter dans le lit des cours d’eau, inondables en cas de très fortes précipitations.

« Vous savez, trouver une maison est difficile à Bamako. Il vaut mieux se débrouiller là où vous êtes pendant la période de pluies, malgré la souffrance et les risques d’inondation », raconte, Lassine Konta, père de famille.

« Nous ici, nous subissons des dégâts à chaque fois qu’il pleut. Car les eaux des caniveaux débordent et entrent dans la cour. C’est pour cela que nous avons déposé des cailloux ou des sacs de sables pour empêcher la pénétration des eaux », se désole Moussa Sissoko, un habitant de Sokorodji.

La saison des pluies constitue une période de calvaire pour certains bamakois. Une situation qui interpelle non seulement les mauvais citoyens qui se permettent de déverser leurs ordures dans les caniveaux, mais aussi les occupants des lits des cours d’eau, malgré les interdictions et les risques qu’ils encourent ; ainsi que les autorités municipales qui s’adonnent à la vente de ces lieux sans viabilisation préalable, garantissant un meilleur cadre de vie. Alors, tous sont coupables à des degrés différents.

Andiè Adama DARA

Source: Bamakonews
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