Libération des voies publiques de Bamako: le gouverneur passe à la vitesse supérieure

Tous les hangars, étals et kiosques des commerçants occupants les voies publiques menant au Boulevard du Peuple, à la Rue Titi Niaré, devant l’ENI, en passant par l’Ecole la République, derrière l’Assemblée nationale, ont été tous démolis, hier et les décombres transportés hors de la ville en vue de la libération des voies. L’opération est une initiative du gouvernorat, de la mairie du District de Bamako, ainsi que les commerçants et les transporteurs.

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Au fait, en vue de faciliter la circulation au grand marché de Bamako, le gouverneur Ami KANE, en partenariat avec le maire Adama SANGARE, et l’appui des forces de sécurité du pays, a relancé l’opération de libération des voies publiques, des trottoirs et autres édifices publics, utilisés par des commerçants aux fins de leurs négoces.
A peine nommée, Ami KANE a mis en exécution l’un des dossiers sensibles de la ville de Bamako, à savoir la libération des voies publiques dans le District, entamée par ses prédécesseurs, dont Hadi TRAORE.
En plus du grand marché de Bamako, l’opération va concerner l’ensemble de la capitale, en prélude au sommet Afrique-France qui se tiendra dans notre pays en mi-janvier 2017.
Pour l’opération inaugurale d’hier, au Grand marché de Bamako et alentours, à notre passage sur les lieux, c’était une ruine d’équipements marchands démolis, synonyme de l’effectivité de l’opération que des agents de la mairie étaient en train de transporter hors de la ville sous le contrôle des forces de sécurité qui sécurisaient les acteurs.
Aussi, il était perceptible un calme de cimentière et une fluidité de la circulation sur le Boulevard du Peuple sur lequel l’axe était un casse-tête pour les usagers à cause des embouteillages créées par les marchands ambulants, des véhicules gros porteurs, des charrettes pendant à n’importe quelle heure de la journée.
La scène a été vécue par des commerçants et autres marchands impuissants devant la détermination des démolisseurs. En effet, ils sont nombreux ceux qui ne croyaient pas à l’exécution de la mesure, après moult avertissements et des messages diffusés à la télé et la radio.
Sous le choc, meurtrie Aminata T fait partie des personnes qui ont été victimes de cette opération pourtant annoncée depuis de nombreux mois. Elle confirme avoir été informée de l’opération, mais à défaut d’avoir d’autre place pour les besoins de son commerce, elle dit faire le choix d’y rester.
« Nous sommes d’accord qu’il y a beaucoup de dangers à travailler au bord de la route, mais à l’impossible nul n’est tenu parce que nous n’avons pas d’autre choix », se lamente-t-elle.
Aussi, pense-t-elle, tout ce qui se passe est dû en grande partie à des agents de la mairie qui leur autorise à s’installer moyennant de l’argent, sans donner de montant. Par ailleurs, du côté des autorités du District, on soutient qu’avant cette opération, plusieurs missions d’informations ont été menées par une commission spécialement mise à cet effet, à l’endroit des commerçants et transporteurs pour le respect de l’ordre public
Aussi, nous signale-t-on, cette commission est chargée de veiller au suivi des mesures avec le concours des forces de sécurité, de procéder à la sensibilisation et à l’information des commerçants ambulants et des transporteurs concernés sur les conséquences de leurs actes ainsi que la portée de cette opération.
En tout cas, il est à rappeler que c’est la énième opération de libération de voies publiques envisagées par les autorités politiques et administratives. En effet, toutes les opérations précédentes ont échoué à cause de leur non suivi par les acteurs. Gageons que celle-là soit la bonne !

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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