Biramou Sissoko : « Ni le charbon ni le bois de chauffe ne sont concernés par la loi d’interdiction »

Selon Biramou Sissoko, directeur national des eaux et forêts, la grève illimitée des exploitants forestiers en cours depuis le 15 mai dernier ne concerne normalement pas les charbonniers.

charbon ecologique femme

 Dimanche 15 mai dernier la fédération nationale des exploitants forestiers du Mali a initié une grève illimitée pour dénoncer ce qu’ils ont qualifiés d’abus de la direction nationale des eaux et forêts », qui a interdit l’exploitation de certains types de bois. Depuis cette date, chaque vendeur de bois de chauffe et de charbon de Bamako a reçu l’ordre de ne plus commercialiser les produits. Rencontré à Baco Djicoroni, au sud-est de Bamako, Amadou Thera, vendeur de charbon dont les produits étaient restés couverts par une bâche encore ce matin du vendredi 20 mai, explique les raisons de son adhésion à la grève, « c’est fait preuve de solidarité entre travailleurs dans le domaine du bois ». Au même moment, une adolescente venue acheter du charbon s’est fait sermonné par le vendeur pour avoir insisté.

Alors même que les exploitants forestiers d’un côté continuent la grève, de l’autre côté, le gouvernement à travers le ministère de l’environnement de l’eau et de l’assainissement ainsi que la Direction nationale des eaux et forêts monte au créneau pour expliquer les contours de loi qui interdit l’abattage des deux types de bois concernés par loi d’interdiction « le Deuve et les bois de services ». Pour Biramou Sissoko, Directeur National des eaux et forêts, il s’agit d’un amalgame. « Le Mali comme tout autre pays est régie par des lois et la loi de l’année 2010 sur l’exploitation foncière est claire. Aucun exploitant forestier ne peut exercer sans remplir les conditions préétablies. L’acquisition d’une carte d’exploitant foncier, d’un permis, du coupon foncier qui permet de transporter la marchandise d’un point à un autre mais surtout la réalisation d’un plan d’aménagement qui permet de savoir où l’exploitant souhaite opérer dans la forêt, sont entre autre des exigences que doit remplir un exploitant forestier », a expliqué le Directeur National. L’objectif selon un autre responsable est d’éviter de couper les bois dans le désordre car a-t-il expliqué, nos exploitants forestiers ne cessent de violer les textes en la matière. Quant à la grève en cours, Biramou Sissoko a expliqué que les règles imposées par la direction nationale des eaux et forêts ne concernent nullement les charbons de bois ni les bois de chauffe. « L’amalgame est volontairement provoquée par les grévistes (exploitants forestiers)», a-t-il indiqué.

Joint au téléphone un responsable de la Fédération nationale des exploitants forestiers du Mali sous couvert d’anonymat exprime son mécontentement, « personne n’est sérieux dans ce pays, du gouvernement au planton. L’explication de la Direction Nationale des eaux et Forêts en complicité avec le ministère est une insulte à la profession », a-t-il déclaré avant de promettre que la fédération se fera attendre dans les jours à venir.

Source: journaldumali
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