Emplois jeunes : l’AEEM conseille l’entrepreneuriat aux étudiants

«Les élèves et étudiants du Mali face aux défis de l’entrepreneuriat », c’est le thème de la conférence-débats organisée le vendredi dernier, sur la colline de Badalabougou ou « colline du savoir » par l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et le « Mouvement l’avenir du Mali, j’y crois ». C’était en présence de nombreux étudiants et les recteurs de l’ensemble des universités de Bamako.

Aeem syndicat etudiant eleve defenseur campus badalaLe secrétaire générale de l’AEEM, Ibrahim Traoré dit Jack Bauer a, dans son mot de bienvenue, rappelé les maux dont souffre l’école malienne depuis un quart de siècle. Il s’agit, a-t-il dit, des effectifs pléthoriques, des amphithéâtres qui ne  répondent pas aux normes, de l’insuffisance des matériels pédagogiques et didactiques qui font douter de plus en plus de la crédibilité des diplômes maliens à l’international. Il y a aussi et surtout l’inadéquation entre la formation et l’emploi.

Le thème de la conférence-débats, selon lui, n’est pas fortuit, au regard des problèmes d’emplois auxquels les  diplômés maliens sont aujourd’hui confrontés. Le choix du thème est également la suite logique d’une prise de conscience par la jeunesse malienne.

Ce thème est une invitation aux étudiants d’être des entrepreneurs dès la fin de leurs  études, de ne pas attendre d’être employés, a souligné le secrétaire général.  L’Office du Niger, a-t-il rappelé, regorge de nombreux avantages pour ceux qui veulent réellement entreprendre.

Ibrahim Traoré a rassuré les  autorités et les responsables de l’école malienne que l’AEEM a décidé de regarder l’avenir avec enthousiasme et optimisme.

«Si l’optimisme nous a manqué dans le passé, maintenant, il nous habite, il nous caractérise», a conclu Ibrahim Traoré dit Jack Bauer.

Cette initiative de l’AEEM et du « Mouvement avenir du Mali, j’y Crois »  a été saluée par les recteurs des universités de Bamako, lesquels leurs ont  prodigué beaucoup de conseils en matière d’entrepreneuriat. Le souhait des autorités, ont-ils  indiqué, est qu’il y ait plus d’entrepreneurs et de fonctionnaires.

«L’entrepreneuriat n’est pas une activité folklorique. Être entrepreneur, ça s’apprend, ça se cultive», a rappelé le recteur de l’université des lettres, Pr. Macky Samaké.

Les étudiants ont été édifiés sur  les avantages, les contraintes de l’entrepreneuriat ainsi que son importance  dans un pays par le conférencier, Madou Diarra. La conférence-débats a pris fin par les témoignages de jeunes entrepreneurs.

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