Violences au sein de l’espace universitaire : 8 étudiants de la FST et de l’ISA « définitivement exclus » !

Pour violences universitaires, huit (8) étudiants maliens se font désormais privés de leurs droits à l’acquisition du savoir. Alors que certains étudiaient dans la Faculté des Sciences et techniques (FST), d’autres se trouvaient plutôt au sein de l’Institut des Sciences Appliquées (ISA) de Bamako. Les responsables universitaires ont décidé, sur la base de la décision du conseil de discipline, d’exclure « définitivement » les  malheureux de l’année.

Doit-on désormais parler de gestion rigoureuse et sans état d’âme des universités maliennes ? De par cette décision draconienne, les autorités universitaires veuillent mettre un terme à des violences universités, ou simplement y mettre de l’ordre sans distinction aucune entre les enfants du même pays ? En tout état de cause, ce sujet tant décrié depuis des années peinait à être résolu. La prolifération des violences dans les milieux scolaires et universitaires n’est un secret pour personne .Aussi, doit-on le rappeler, de nombreux étudiants ont perdu la vie et d’autres blessés en raison de la perpétration desdites violences. Pour ce qui est le cas de la FST et de l’ISA, tout porte à croire que nul n’échappera dorénavant à la colère des membres du conseil de discipline, chaque fois que des violences sont constatées. Telle semble être la nouvelle leçon de l’année,  « juridiquement » conçue pour tous les étudiants des deux facultés. Suite à l’arbitrage du conseil de discipline, les responsables desdites universités qualifient les faits auxquels huit étudiants se sont livrés de « violences » consommées sur l’espace universitaire. D’où la prise suivie de l’annonce d’une telle décision sévère contre  huit de leurs étudiants contraints de rester chez eux pour toujours. La mesure disciplinaire, prise à l’encontre des étudiants en cause, voudrait simplement dire que les exclus doivent pouvoir compter, à commencer cette année, sur les parents ou connaissances, pour le financement de leurs études au niveau de l’enseignement supérieur. Conformément aux textes universitaires en vigueur, les incriminés en question  ont été exclus. Se fiant à une note publiée, il demeure sans équivoque que les responsables universitaires ont pris ladite sanction. Cela, conformément à la constitution du 25 février 1992, passant par l’Ordonnance n°2011-020/P-RM du 25 septembre 2011 portant création de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, ratifiée par la loi n°2011-082/AN-RM du 29 décembre 2011. A lire la présente note, il ressort que la décision est en conformité avec  « le décret n°2011-740/P-RM du 3 novembre 2011 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’USTTB ; le décret n°2019-0385/P-RM du 4 juin 2019 portant nomination du recteur de la USTTB ; l’arrêté n°2015-2919/MESRS-SG du 24 août 2015 portant approbation de la délibération  n°0002/MESRS-USTTB-P-CU du 28 juillet 2015 fixant le règlement intérieur de l’université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako ». Aussi, la décision d’exclusion  a été prise conformément à la teneur  du procès-verbal du conseil de discipline de l’USTTB, en date du 5 janvier 2023.Se référant alors à toutes ces données, les responsables de l’université soulignent avoir pris une lourde sanction contre huis étudiants. Ainsi, lit-on dans la note, conformément aux recommandations du conseil de discipline du 5 janvier 2023, il a été décidé d’exclure « définitivement » huis étudiants pour « violences sur l’espace universitaire de la Faculté des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (FST), et de l’Institut des Sciences Appliquées (ISA). Une sanction qui fait suite aux évènements (violences) du 2 décembre 2022. Parmi ces étudiants dont nous tairons les noms, figure le secrétaire général du comité AEEM FST-ISA.

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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