Télé-enseignement: alerte ! ‘‘On bourre nos enfants en direct

Pandémie mondiale exige, les écoles étant fermées, il faut innover, en tout cas, être inventif ! En la matière, on le sait, on ne sort jamais des chantiers battus. Dans un pays où l’électricité est un luxe où internet est une réalité urbaine encore expérimentale et surtout où les enseignants sont depuis 4 mois vents debout contre l’État, à cause de leurs sous, on propose des cours à la télé pour pallier la fermeture des classes. Avec un grand renfort de propagande, le gouvernement a lancé ce mardi ses cours, comme à la télé Pyongyang. Coup d’essai, coup de maitre ? Non de Prof ! Une Prof compétente, dit-on, qui se plante en direct à la télé sur une simple équation dit-on à deux sous, pardon à deux degrés. Une aubaine pour les enseignants grévistes qui présentent leur collègue comme une amatrice sinon une mercenaire de la craie qui ne peut en aucun cas remplacer les vrais profs de Math. Le petit ratage, peut-être dû à l’émotion de donner un cours en direct à la télé, n’est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux. À l’inquiétude des parents de voir la tête de leurs rejetons bourrés par des cancres recrutés pour les besoins de la cause, beaucoup plaident pour l’erreur. Et, celle-ci est vraiment humaine. Faut-il s’en rassurer ? Suivez les commentaires des facebookeurs !

Boubacar Koumare : Malick Konaté, il parait que ta vieille là a fait draaaaaa daiiii. Je ne connais pas les maths, mais ce sont des collègues qui ont vu. Donc toi et ton PM, vous n’allez pas faire plutôt recours « à vos volontaires « voire. Ce n’est pas fini, il parait qu’en Anglais aussi, l’enseignant a mélangé « Get in et Get on»

Bakara Moukila Konate : Je me demande pourquoi ils acceptent de se faire ridiculiser de la sorte.

Mahamadou Moustapha Sacko : En réalité, elle a très mal posé, on met -2 devant l’accolade et non 8*(-2)

Oumar Bah : Premier jour, le constat est mauvais et le deuxième cours ?

Bon, heureusement que ce sont les enfants de papa et de maman qui suivent les cours. Il y aura une solution, je crois.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumare, solidarité oblige. Si vous ne faites pas attention, vous allez exposer toutes les failles de notre système éducatif au monde entier.

Boubacar Koumaré : Bréhima Mamadou Kone, qu’il en soit ainsi. Samperin si on va protéger quelqu’un. À la paix comme à la guerre, on va répondre au coup pour coup.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumaré, tu es très dur avec le gouvernement ces derniers temps. Du calme Koumaré.

Boubacar Koumare : Bréhima Mamadou Koné, il le mérite. Je n’aime pas l’injustice et l’autoritarisme.

Bakaye Togola : Bréhima Mamadou Koné c’est le monde qui nous observe et on doit faire quelque chose de potable sur les médias.

Zeremy Goïta : Bréhima Mamadou Koné, nous ne pouvons en aucun cas soutenir le mensonge. Ils feraient mieux de faire recours aux enseignants, en appliquant l’article 39.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumaré Solidarité professionnelle.

Boubacar Koumaré : Bréhima Mamadou Koné, on refuse au nom de Dieu.

Yaya Sinayoko : J’aimerais voir pour l’anglais.

Oumar Bah : c’est une lutte des classes, jouez bien vos cartes au bon moment, et le peuple conscient vous soutient Maitre Koumaré. Vive l’article 39.

AG Mohamed Ahmedou : Où sont les sages membres du comité pédagogique ? Ou bien c’est juste pour la forme ?

Boubacar Koumaré : AG Mohamed Ahmedou, on va les demander. Il n’y a pas de comité pédagogique sans les enseignants et on a refusé de participer.

Mamadou Diakité : dans certaines situations, il y a des erreurs qui ne sont pas tolérables. Donc, le gouvernement est très mal barré.

Zepire Dblmz Traoré : Mamadou Diakité, laisser moi dans ma galère hein, ayiwa !

Boubacar Koumaré : Mamadou Diakité, on ne laissera passer aucune erreur, walaye.

Zepire Dblmz Traoré : les gens croient qu’enseigner est facile. Dieu va tous les humilier ‘’one by one’’.

Abdoulaye Traore : il n’y a aucune erreur dans ces opérations.

Boubacar Koumare : Abdoulaye Traore, il faut qu’on se respecte un peu. Je viens de raccrocher avec le conseiller pédagogique de maths, il reconnaît qu’il y avait erreur d’inattention.

Daouda Abdrahamane Diarra : Boubacar Koumaré, sur cette opération il n’y a pas d’erreur, j’ai revu le cours en intégralité.

Abdoulaye Traore : Boubacar Koumaré, allez-y revoir vos cours sur les équations à deux et aussi sur les équations au premier degré.

Abba Maiga : -2{ x-2y=8 ={ -2x+4y=-16

Sinon x-2y=8(-2) =x-2y=-16 !

Malick Konate, il faut noter dron !

Modibo Sissoko : si tu es Pythagore, va remplacer le professeur à la télé.

Abba Maiga : Modibo Sissoko, je présente mes excuses. Ce n’est pas pour offenser !

Diakité Bougary Paplo : des conseillers pédagogiques ont déjà oublié des notions.

Donc, nous devons nous attendre à une humiliation à l’égard de notre corporation.

Car, si un conseiller pédagogique étant censé d’être le plus expérimenté fait des erreurs ou fautes, les gens diront que des enseignants ne connaissent rien comme l’avait déjà dit Tatou Solidarité.

Bréhima Mamadou Kone : Boubacar Koumaré Wallahi si les universités de l’extérieure vont refuser les inscriptions de nos néo-bacheliers de 2020 en leur sein. Tu es le seul responsable, je dirai au chef du gouvernement que, c’est toi qui a contribué à montrer les plus grandes failles de notre système éducatif au monde entier.

Boubacar Koumaré : Bréhima Mamadou Koné, je m’en fous. On va les frapper jusqu’à ce que l’UNESCO les convoque pour médiocrité et crime contre l’éducation.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumaré, il y a des risques que l’UNESCO demande des comptes au Mali ou le remboursement de leur fonds cette année. C’est pourquoi ils veulent sauver l’année scolaire par tous les moyens.

Boubacar Koumaré : Bréhima Mamadou Koné, ils ne peuvent pas la sauver sans nous.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumaré Ben, ils sont en train de prendre des dispositions pour vous payer, c’est ce que j’ai appris dans les coulisses.

Boubacar Koumaré : Bréhima Mamadou Koné, on est dans notre coin. On va reprendre là où on a laissé. Pas question de cadeau à l’arbitraire.

Bréhima Mamadou Koné : Boubacar Koumarè, si l’UNESCO sanctionne le Mali, ça serait une catastrophe pour pouvoir rembourser les fonds. On n’a pas de ressources illimitées dans ce pays avec la crise.

INFO-MATIN

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