Résistance aux antimicrobiens : LES SCIENTIFIQUES À PIED-D’ŒUVRE

«Résistance antimicrobienne : quels défis pour l’Afrique ?», tel est le thème du congrès co-organisé par l’Association africaine pour la recherche et le contrôle de la résistance aux antimicrobiens (AARAM), le rectorat de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB) et la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH).

La cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée lundi à l’hôtel Laïco Amitié, a enregistré la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Assétou Founè Samaké Migan et de son collègue de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Samba Ousmane Sow. Etaient également présents des sommités de la recherche dans notre pays, notamment le prestigieux parasitologue, le Pr Ogobara Doumbo. Ces assises qui se tiennent dans notre capitale regroupent plus de 150 participants, notamment des prescripteurs, enseignants et chercheurs. Premier du genre, ce congrès s’attachera à mieux faire connaître et comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens. Durant trois jours, les participants échangeront expériences et points de vue pour une meilleure compréhension des résistances aux antimicrobiens afin de contribuer à prolonger la durée de vie des antibiotiques et à la découverte de nouveaux médicaments.
Le président du congrès, Pr Abdoulaye Djimdé, a déclaré que depuis 25 ans, il n’y a pas eu de nouveaux antibiotiques alors que les organismes comme les bactéries et autres sont en train de développer une résistance aux médicaments. A cet effet, il a souligné l’urgence de prendre les dispositions nécessaires pour palier le phénomène de résistance. Pour lui, le présent congrès offre pour les scientifiques une opportunité de trouver des solutions à travers un partage d’expériences et de propositions de solutions.
Pour le ministre Samba Ousmane Sow, il est temps de trouver une solution à la résistance antimicrobienne car elle demeure un problème majeur de santé publique au Mali et dans le monde. La résistance aux antimicrobiens augmente le coût des soins de santé en prolongeant la durée des séjours dans les structures de santé et en imposant des soins plus intensifs, explique le ministre en charge de la Santé. Pourtant, les mises au point et les découvertes de nouvelles molécules sont rares. Et le ministre Sow de préciser qu’il appartient à tous d’œuvrer pour préserver l’efficacité des molécules disponibles pour le bien-être des populations.
Lutter contre la résistance antimicrobienne demeure un vaste chantier. «Elle est multisectorielle et pluridisciplinaire englobant les secteurs de la santé humaine, animale, environnementale et de la production végétale», explique le responsable du département de la Santé et de l’Hygiène publique. Il s’est dit convaincu que ce congrès permettra de dégager des arguments économiques en faveur d’investissements durables qui tiennent compte des besoins de tous les pays et d’accroitre les investissements dans la mise au point de nouveaux médicaments, outils diagnostics, vaccins et autres interventions.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Assétou Founè Samaké Migan, dira que la question de résistances aux antimicrobiens demeure un sujet d’actualité. C’est pourquoi, elle a salué la tenue de ce congrès sur la question pour lui porter une attention particulière. Elle a aussi salué la création de cette société savante panafricaine qui va aider à trouver des solutions idoines aux problèmes de la résistance antimicrobienne dans nos pays respectifs mais aussi contribuer à la formation des étudiants, enseignants et chercheurs. Enfin, Assétou Founè Samaké Migan a réaffirmé le soutien de son département pour le développement des initiatives en faveur de la santé.
F. N

 

Source: Essor

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *