Rentrée littéraire : POLITIQUE, RELIGION ET CULTURE INTERCONNECTEES

La 5è édition de la Rentrée littéraire a quasiment vécu. Elle a été marquée durant toute la semaine par des conférences-débats, des cafés littéraires et des tables rondes dans les lycées, les universités, à l’Institut français et autres lieux culturels autour de tout ce qui a trait au livre et au savoir. L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), sur la colline de Badalabougou, a accueilli mercredi l’une des tables rondes de l’événement culturel. Elle s’adressait aux élèves, aux étudiants et au monde de la culture. Elle avait pour thème « Religion, politique et culture : Influences réciproques et risques conflictuels » et était animée par trois écrivains : notre compatriote Ousmane Diarra et les Français Emmanuelle Olivier et Jean-Paul Colleyn.

faculte Université sciences juridiques politiques Bamako Usjpb fsjp siege residenceOusmane Diarra a défini la politique comme l’intelligence, la science et l’art de gouverner juste et équitablement un Etat. La religion est l’ensemble des doctrines et des pratiques ayant pour objet les rapports de l’âme avec le sacré. En clair, la religion est une relation entre chaque individu et sa dignité. Quant à la culture, elle est l’ensemble des connaissances acquises. Elle peut être aussi les modes d’action, de pensée, la mentalité, la philosophie et le patrimoine des membres d’un groupe social. La culture est le soubassement de la politique et de la religion, estime-t-il.
La politique et la religion s’appuient sur la culture considérée comme leur racine. Elles se nourrissent de la culture, a résumé Ousmane Diarra. « L’occupation des régions du Nord de notre pays n’est pas la première invasion islamiste au Mali. Celle-ci a existé dans l’empire songhoï, sous le règne de l’empereur Askia Mohamed. Il y a eu également d’autres guerres religieuses. Pour moi, la séparation entre l’Etat et la religion est gage d’une stabilité sociale incontournable dans notre pays. Pour que les individus soient tranquilles, il faut forcement séparer l’Etat et la religion », préconise Ousmane Diarra.
S. Y. WAGUE

source : L Essor

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