Quelle est l’équivalence du diplôme de l’Ensup: Dea? du Master? Ou autres? L’Aeem interpelle le Gouvernement sur la question

L’Association des élèves et étudiants (Aeem) de l’Ecole normale supérieure (Ensup) a animé, hier mercredi 11 juin 2014, une conférence de presse pour demander aux autorités scolaires la valorisation du diplôme de l’Ensup, le recrutement direct dans la fonction publique des sortants de l’Ensup et de « solutionner » la question du recrutement anarchique des enseignants par les école privées. La conférence a eu comme cadre l’École Normale Supérieure et était animée par le Secrétaire général du comité Aeem, Abdourahmane Sissoko, ainsi que d’autres membres dudit comité: Sirima Moro Sissoko, Seydou Fofana… entre autres.

 

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L’École Normale Supérieure (Ensup) est une grande école dont le cycle est Bac + 5. Donc une formation qui dépasse le niveau de la maîtrise qui est bac + 4. Sur les diplôme qui sanctionnent les études à l’Ensup, il est écrit noir sur blanc : “Diplôme de l’École Normale Supérieure.” Aujourd’hui les élèves-professeurs, avec à leur tête le comité Aeem, veulent savoir l’équivalence de leur diplôme. Ceux-ci veulent être édifiés par les autorités sur la valeur du diplôme qui sanctionne leurs études: Dea? du Master? Ou autres?

Le comité Aeem de l’Ensup affirme avoir déjà eu à interpeller l’État à différent niveau, sans succès. Du moins pour le moment. Aussi affirme-t-il avoir deposé des demandes aux niveaux de toutes les autorités chargées de la question, en vain. Le comité Aeem affirme avoir également déposé des demandes d’audiences auprès de maintes autorités pour pouvoir leur expliquer la situation qui prévaut. Des demandes d’audiences qui seraient toujours restées lettres mortes.

Le comité Aeem de l’Ensup soutient que le diplôme de l’Ensup est professionnel et doit avoir une appellation spécifique en lieu et place de l’appellation “Diplôme de l’Ecole normale supérieure”. Pour les membres de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (Aeem), cette appellation ne sied pas pour définir le statut du détenteur du diplôme.

RECRUTEMENT DIRECT DES SORTANTS DE L’ENSUP DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Le comité Aeem de l’Ensup veut que l’État explique pourquoi les sortants de l’Ensup ne sont pas directement fonctionnaires comme c’est le cas pour les sortants de l’Ena nouvelle version. Pour les conférenciers, du moment où l’entrée à l’Ensup est conditionnée à un concours dont des quotas sont préétablis, au sortir on ne doit plus être obligé de faire un autre concours pour accéder à la fonction publique. “On ne peut pas concevoir cet état de fait, car nous sommes victimes d’une injustice, d’une inégalité de la part de l’État. Nous dénonçons cette situation et nous allons user de toutes les voies légitimes pour avoir gain de cause. Que l’État revoit sa politique dans le domaine de l’éducation ! L’État doit valoriser la fonction enseignante”, tels sont les propos tenus par un des conférenciers.

L’Aeem n’écarte pas de traîner l’État en justice pour avoir satisfaction au cas où la voie pacifique échoueront. Les conférenciers ont également revélé que 10 pour cent des sortants de l’Ensup ne passent pas au concours des collectivités qui recrute les enseignants. Et que le constat le plus alarmant est que les meilleurs ne passent pas souvent à ces concours dont la crédibilité est fortement contestée.

RECRUTEMENT ANARCHIQUE DES ENSEIGNANTS PAR LES ÉCOLES PRIVÉES

Les leaders estudiantins estiment que le manque de perspectives pour les sortants de l’Ensup a comme conséquences le chômage chronique ou encore leur exploitation par les promoteurs d’écoles privées. A défaut de pouvoir prendre dans l’enseignement public tous ceux qui ont été formés à cet effet, l’État, exige le comité Aeem de l’Ensup, doit contrôler le recrutement des enseignants par les écoles privées. Pour les conférenciers, l’État doit exiger des écoles privées de recruter des enseignants qui ont suivi la formation d’enseignant et de s’impliquer pour que ces enseignants aient droit à un salaire convenable.

Les élèves-professeurs de l’École Normale Supérieure (Ensup) par la voix du comité Aeem appellent vigoureusement l’État à prendre ses responsabilités en s’impliquant dans la gestion des écoles privées, afin que l’école revienne aux acteurs de l’éducation. Dans ses différentes revendications, le comité Aeem de l’Ensup affirme avoir le soutien de tous les autres comités Aeem, des enseignants et des personnes ressources qui se soucient du devenir des jeunes.

Modibo KONÉ

SOURCE: Notre Printemps
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