Mise en Œuvre du PROCEJ : Le Fonds Compétitif, d’appui au secteur privé de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle lancé

Les ministres de l’emploi de la formation professionnelle, de jeunesse et de construction citoyenne Mahamane Babi et son homologue de l’Education Nationale Barthelemy ont présidé la cérémonie solennelle de lancement de la phase active du Projet de Développement des Compétences et Emplois Jeunes. Pour un budget de 32,5 milliards, le PROCEJ, entend mettre en œuvre un programme d’adéquation de la formation à la demande du marché de l’emploi. C’était le jeudi 03 décembre 2015 au CICB en la présence du Directeur des Opérations de la Banque Mondiale Paul Numba Um.

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Dénommé  Projet de Développement des Compétences et Emplois des jeunes, le (PROCEJ) est un projet mis en place par le Gouvernement malien, pour un montant de 63 millions USD, financé par la Banque mondiale pour une durée de 5 ans.
A travers lui, le PROCEJ soutient l’employabilité des jeunes au Mali à travers l’objectif double de promotion de la prospérité partagée et de réduction de l’extrême pauvreté. Pour le coordinateur du PROCEJ, Idrissa Ballo, l’appui au secteur privé de l’enseignement et la formation technique et professionnelle est un moyen pour permettre de renforcer l’employabilité des jeunes à travers la promotion de la création d’emploi dans le secteur privé. Le projet qui durera 5 ans, permettra de financer les entreprises individuelles jusqu’à hauteur de 200 millions de Francs CFA. Selon M. Ballo avec le fonds compétitif du PROCEJ, les entrepreneurs ont la possibilité de projeter leurs structures vers une formation de qualité pour l’insertion. Les domaines qui seront priorisés par le PROCEJ dans le secteur de l’éducation sont l’agroalimentaire ; le Bâtiment et les Travaux Publics en plus des mines et de ses secteurs connexes.
Pour le représentant de la Banque Mondiale, M. Paul Numba Um, le défi auquel les autorités sont confrontées est la création d’emploi surtout l’emploi des jeunes. Un défi auquel sont confrontés tous les pays en voie de développement. Selon, Paul Numba Um, pour résorber ce déficit il est nécessaire pour les plus hautes autorités et ses partenaires d’être innovatif, il nécessite des initiatives conjuguées mais surtout des initiatives qui se traduisent rapidement. Pour le cas du Mali, les estimations font état de 200 mille jeunes qui viennent sur le marché de l’emploi chaque année ; sur ce nombre, moins de 10% parviennent à trouver un emploi formelle et le reste est soit sous employé ou encore au chômage. Et face à des situations comme cela il faut que nous créatif et que nous puissions trouver les voies et moyens pour offrir des opportunités à notre jeunesse.  Et l’initiative qui est lancé aujourd’hui concoure dans ce sens. Il a ajouté que le PROCEJ a été mis en place par le gouvernement pour apporter une contribution effective au problème d’emploi des jeunes. A ce titre la Banque mondiale qui est le partenaire financier contribue à hauteur de 31,5 milliards de FCFA et le Gouvernement malien à hauteur de 1 milliards de nos francs.
Selon le ministre de l’éducation nationale Barthélemy Togo, depuis quelques années, le secteur de l’enseignement professionnel au Mali s’est fortement développé, mais il reste caractérisé par la faiblesse d’enseignements de qualité particulièrement dans les filières du type agropastorale. Ce qui constituait une grande priorité du PRODEC 1, qui n’a malheureusement pas eu un francs succès, il s’agit aujourd’hui de corriger le tir. Car le secteur de l’enseignement professionnel a constitué le talon d’Achile du PRODEC1. C’est pourquoi le d2partement de l’2ducation a entrepris depuis quelques années, d’inverser cette tendance à travers la construction et l’équipement d’écoles techniques et professionnelles exclusivement dans les filières techniques et agropastorale comme à Kalabancoro, Diabali Konobougou et très prochainement à Sangha. Dans la même optique, le PROCEJ, à travers son volet renforcement de l’enseignement technique et professionnel, vise à retenir des filières comme le l’élevage ; Bâtiment, les peaux et cuirs, l’agro-industrie, et les mines. Toutefois le ministre Togo a tenu à souligner que les efforts entrepris par le gouvernement ne sont pas suffisants, c’est pourquoi, il a demandé à ce que soit encouragée l’initiative privée dans les sous secteurs suscités. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le PROCEJ a procédé à la mise ne place d’un fonds compétitif dédié au secteur privé et à la formation professionnelle à travers des subventions de la Banque Mondiale. Ce fonds selon le ministre de l’éducation financera essentiellement les dépenses d’équipements ; d’ingénierie de formation et de formation des formateurs et des gestionnaires des établissements qui seront retenues à l’issue des processus de sélection dans les filières précitées. Après l’étape de Bamako, les autres régions suivront a déclaré le ministre avant de lancer officiellement le PROCEJ.

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