LE DG DU CENOU ET LES MEMBRES DE L’AEEM : EN VISITE D’IMMERSION AU BARRAGE DE MARKALA

L’atelier de formation des membres de l’AEEM, tenu du 1er au 5 septembre 2021, a été clôturé par une visite d’immersion sur le pont barrage de Markala, situé à 35 kilomètres de Ségou. Les visiteurs se sont imprégnés des potentialités immenses qu’offre cette architecture d’envergure hydroagricole.« Notre pays dispose d’une telle infrastructure qui offre des opportunités énormes. Malheureusement, seulement une portion de cette potentialité est exploitée » a déploré le directeur général du CENOU, colonel major Ousmane Dembélé, après l’exposé sur l’historique et les opportunités du barrage de Markala, dont le début des travaux a démarré en 1932. Pour le Directeur du CENOU, cette visite est surtout une invite pour la jeunesse malienne en général. « Toute cette opportunité est là pour vous. Les conditions propices à l’irrigation et pour l’exploitation optimale des potentialités agricoles du pays sont là, il faut que vous saisissiez cette énorme opportunité » a-t-il insisté auprès des étudiants.

Avec une potentialité dans la zone office du Niger de 2 458 000 hectares, on compte à ce jour un potentiel aménageable de 1 947 000 hectares, pour seulement 132 000 hectares aménagés depuis 2017.

C’est sous le contrôle de Emile Bellime, ingénieur français, ancien directeur général de l’office du Niger, que de 1932 à 1947, les forces vives soudanaises ont construit le barrage avec une envergure de 800 m. Il est la pièce maitresse de l’Office du Niger car destiné à l’origine à satisfaire les besoins d’approvisionnement en coton des industries textiles françaises. Le barrage n’a été repris en main par les autorités maliennes qu’au lendemain de l’indépendance du pays, en 1960. Les autorités maliennes décidèrent ainsi, de revoir la vocation d’exploitation de l’office du Niger conformément aux besoins du Mali, en abandonnant la culture du coton au profit du riz.

Entièrement construit en métal et béton armé, le barrage de Markala a pour but de relever le niveau du fleuve Niger jusqu’à 5,5 m au-dessus du niveau de l’étiage et permettre l’irrigation des zones situées en rives gauches. Les étudiants ont eu une idée sur l’histoire de cette œuvre « vitale », qui pourrait permettre l’autosuffisance alimentaire du Mali et de l’Afrique, si l’exploitation optimale était au rendez-vous.

Ousmane Tangara

Source: Bamakonews

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