Grève dans l’enseignement supérieur : LE SNESUP RECHAUFFE SES REVENDICATIONS

La trêve est finie. Le comité exécutif du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CEN-SNESUP) vient en effet de faire observer à ses militants une grève de 48 heures mercredi et jeudi.

 

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Les points de revendication qui motivent ce premier débrayage de l’année n’ont pas varié depuis le préavis de grève suspendu en janvier 2013 pour tenir compte de la guerre engagée pour libérer le Nord de notre pays occupée par des djihadistes. Ces revendications sont l’application immédiate et intégrale de la nouvelle grille salariale des enseignants du supérieur et des chercheurs consignée dans la lettre N°46/MTFP-SG du 12 mars 2012 du ministre du Travail et de la Fonction publique au Premier ministre avec rappel pour compter du 1er mars 2013, la transposition immédiate de tous les assistants docteurs dans le corps des maitres assistants, la signature du protocole sur les accords du 6 mars 2012.

Le SNESUP exige aussi l’application de l’indice 1210 avec un an de rappel, demande à l’Etat de lui reconnaître l’indice 1450 comme un droit acquis, le remboursement de 11 mois d’arriérés d’Assurance maladie obligatoire (AMO), la prise en charge des omissions de la 4ème liste de non adhésion à l’AMO, l’intégration immédiate à la Fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et ainsi que le paiement immédiat et intégral du reliquat des heures supplémentaires de 2012-2013.

Si ces points de revendications ne sont pas satisfaits, le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a, dans son préavis de grève en date du 23 décembre dernier remis au ministre de la Fonction publique, annonce un débrayage de 72 heures (20 au 22 janvier) puis une grève illimitée.

« Le gouvernement est tout à fait d’accord pour l’amélioration des salaires de son personnel enseignant. Mais le moment n’est pas propice pour réclamer des augmentations de salaires, car les possibilités financières d’un pays convalescent d’une guerre ne le permettent pas », explique Adama Coulibaly, chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et spécialiste du dossier du SNESUP. Adama Coulibaly, que nous avons rencontré, assure que le gouvernement reste ouvert aux négociations jusqu’à la satisfaction des deux parties.

Rappelons que le dossier des revendications du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est confié aux ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Fonction publique et de l’Economie et des Finances.

  S.Y. WAGUE

  

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