Examen du DEF 2015 : Les mises en garde du ministre Kenekouo contre les fraudeurs.

C’est parti depuis le mercredi 03 juin pour le démarrage des épreuves en vue de l’obtention du Diplôme d’Etudes Fondamentale (DEF), session de juin 2015. C’est dans la salle deux (2) du centre Sabalibougou C (un des neuf centres d’examen que regroupe le groupe scolaire de Sabalibougou) que le ministre de l’Education Nationale, Kenekouo dit Barthelemy Togo a procédé au lancement officiel des évaluations par la rédaction.

Le ministre Togo était accompagné d’une forte délégation dont la Directrice de l’Académie de la Rive droite, Mme Coulibaly Fatou Traoré. Ils sont au total 236 414 candidats dont 17 240 candidats libres à prendre part à ces examens du DEF sur toute l’étendue du territoire national. Ces candidats ont été repartis dans 1822 centres.

A l’arrivée du chef de département de l’Education, tout était fin prêt. Elèves, surveillants, chefs de centres et agents de sécurité étaient au rendez-vous. A 08 Heures précises, le ministre Togo procède à l’ouverture des enveloppes  contenant les sujets de Rédaction. Deux sujets au choix et d’actualité nationale avaient été soumis à l’appréciation des candidats. Un sujet était relatif à l’Accord de paix et l’autre était sur l’immigration. Après la visite de quelques salles, le ministre de l’Education a livré ses premières impressions : « J’ai trouvé que tout était sur place, à savoir les surveillants, les chefs de centres, les élèves. C’est une organisation parfaite que nous visions depuis au départ à l’intérieur et autour des centres. Je suis très satisfait et j’espère que cela va continuer jusqu’à la fin des épreuves. L’accent est surtout mis sur la sécurisation des évaluations. Il ne faut pas que tout le système de fraude que nous avions connu il y a quelques années, ne se passe pas après notre départ. J’ai eu l’expérience de vivre cette situation. On a visité un centre à Djicoroni en 2012  et juste après notre départ, on a arrêté à quelques mètres du centre des véhicules. C’était une véritable course à la fraude, J’espère que ce ne serait pas le cas cette fois-ci. Si c’est le cas, ce serait avec la complicité des organisateurs, des chefs de centres et des surveillants. Si cela s’avérait, il y aura des sanctions conformément aux textes. Il n’aura pas de demi-mesures à ce sujet. Personne ne sera épargné. Les services de sécurité et des surveillants sont là pour assainir l’intérieur et l’extérieur des centres. Même si les gens veulent tricher, mais  si les  surveillants ne veulent  pas, il n’y aura pas de fraude. Cette décision de bien sécuriser a été prise conformément à la volonté commune de tous maliens. Nous comptons sur les surveillants et la sécurité, mais aussi et surtout sur la population qui ne doit pas assaillir les centres pour faire  passer les feuilles et autres chose que ce soit.  Aucun acte illégal ne sera toléré. »

 

Jean Goïta

 

DEF 2015 :

Des chefs de centres se prononcent.

 Après le démarrage des épreuves du DEF, session de juin 2015, nous avons sillonné quelques centres d’examen afin de nous imprégner des réalités du terrain. Partout où nous sommes passés, tous nos interlocuteurs sont satisfaits de l’organisation.

Mamadou Kanté : Président du centre 04 Sabalibougou.

« Dieu merci, toutes les conditions sont réunies pour faire un bon travail»

« Depuis en amont, toutes les dispositions ont été prises. Nous avons rencontré tous les présidents de centre du groupe scolaire de Sabalibougou pour repartir les tâches. Nous avons aussi associé tous les directeurs coordinateurs pour faire une évaluation des salles, des tables bancs et tout ce qui concoure au bon déroulement du DEF. Dieu merci toutes les conditions sont réunies pour faire un bon travail. Les enfants sont venus à l’heure. Nous sommes là serins et les enfants aussi. Pour des genres de situation, il y a toujours des absents. On nous a dit d’accorder 10 munîtes aux absents et retardataires. Nous nous chargeons de la sécurité à l’intérieur, mais l’extérieur appartient aux agents de sécurité. »

Baba Tounkara : Président du centre Kalaban coura I

« Il faut que les parents acceptent que les enfants composent dans les conditions de transparence. »

« Dieu merci, les épreuves se passent très bien. C’est dans de très bonnes conditions que nous avons démarré le DEF 2015. Nous avons 173 candidats repartis dans sept salles. Nous avons commencé à l’heure et tous les candidats étaient là à l’exception d’une seule absence en salle 7. Cette année, l’organisation est plus parfaite. Au niveau des surveillants, personne n’est absent. C’est l’une des rares fois, depuis que j’ai débuté ma carrière, que je constate que les surveillants soient tous présents. Nous n’avons aucun souci en ce qui concerne la sécurité. Tout ce passe très bien, dans un climat de quiétude totale. Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux parents d’élèves. Il faut qu’ils acceptent que les enfants composent dans des conditions de transparence. C’est à dire que l’on ne cherche pas à faire voir le sujet aux enfants. C’est ça le bonheur du Mali et des enfants. Que chacun cherche à faire ce qui est de son possible. »

Mme Diamoutènè Aminata Bocoum : Présidente du centre de Faladié Sokoro II

« Le DEF se prépare depuis le premier jour de la rentrée. »

« D’abord j’ai 200 candidats repartis dans 08 salles et placés sous la surveillance de 16 enseignants. Ça se passe bien, les surveillants ont tous répondus à l ‘appel. Les forces de l’ordre sont là mais d’autres sont en cours de route. Il n’y a pas d’incidents. Les épreuves ont commencé à l’heure en présence des candidats. Il y a eu quelques absents. Nous n’avons pas de problèmes au niveau des documents. Je demande aux élèves de garder leur sans froid et de bien travailler. Le DEF se prépare depuis le premier jour de la rentrée. »

Bakary Soumaré : Président du centre «  la Bruyère »

« Je souhaite que tout le monde s’applique derrière le règlement. »

« Tout se passe bien ici. Il n’y a pas eu d’incident. Les épreuves ont commencé à 08 heures précises. Nous avons 92 candidats repartis dans 08 salles et surveillés par 16 surveillants. Je souhaite que tout le monde s’applique derrière le règlement. »

Abdoulaye Traoré, Président du centre de Magnambougou III, conseiller pédagogique au (CAP) de Sogoniko, Je déplore le côté négatif de la sécurité »

« Les épreuves ont démarré à huit heures comme prévu par les textes, avec à la clé la présence des matériels nécessaires et des surveillants convoqués à cet effet. Je déplore le côté négatif de la sécurité. » Propos recueillis par Jean GOÏTA, Cyrille ADOHOUN

 

DEF 2015

Pas d’incidents majeurs

Les épreuves de l’examen national du Diplôme d’Etudes Fondamentale, ont démarré mercredi 3 juin dernier, sur toute l’étendue du territoire national du Mali. A cet effet, la rédaction du journal le Bihebdomadaire « Le Pouce », fidèle à sa tradition, a fait le tour de certains établissements de la Rive droite et gauche, pour constater le déroulement des épreuves. En général, il y’a pas eu d’incidents majeurs, comme les années précédentes.

La rive droite :

Il était exactement huit heures et trente minutes de la matinée, quand nous rentrions, dans la cour de l’Union Malienne des Aveugles.  L e chef de centre, Moussoudou Hamel nous raconte : « tous les candidats, ainsi que les surveillants, ont répondu oui en classe, Il n’y a pas eu d’incidents majeurs. Notre centre est spécial, parce que, nous avons comme candidats, des non-voyants, des malvoyants, et voyants. Ils sont au nombre de 181 candidats, repartis en 08 salles de classes »

Au centre du groupe scolaire « Le Progrès », où l’atmosphère était aussi sereine, Mme Kanté Fanta Koureissy nous a fait part de ses sentiments de joie, pour l’organisation de cet examen. A ses dires, cette session est l’une des meilleures que notre pays, a  pu organiser, depuis quelques années. « Nous avons un nombre conséquent de surveillants, à savoir trois surveillants par salle. Tout le monde était présent et à heure. Notre centre abrite 166 candidats, composant dans sept salles de classes » a conclu Mme Kanté Fanta Koureissy.

 Du côté de rive gauche :

C’est vers 10heures que nous sommes arrivés à l’entrée de l’école Mamadou Konaté, au quartier du fleuve, près de l’Ecole Normale Supérieure. Les premiers candidats à la sortie de l’épreuve de la rédaction étaient là. « Les sujets étaient abordables. Nous avons étudié la notion de paix en classe » affirme un candidat. Mme Fanta Diarra, chef de centre IV de groupe scolaire Mamadou Konaté nous a indiqué que son centre (IV), comporte six salles pour 134 candidats, 12 surveillants. Le centre (II) de cette même cour, dirigé par Alassane I Bamba, était composé de six salles avec 12 surveillants, pour 134 candidats dont 4 absents. Tout comme les centres de la rive droite, les policiers étaient présents dans ces centres, pour assurer la sécurité.

Dramane Coulibaly

source  : Le Pouce

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