9è session ordinaire de la CNELA : LE GRAND JURY DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR


faculte science juridique politique fsjp universiteLes membres de la commission vont examiner 107 nouvelles candidatures inscrites sur les listes d’aptitude aux fonctions de maîtres assistants, maîtres de conférence ou professeurs

Les travaux de la 9è session ordinaire de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA) ont débuté hier au rectorat de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB). Au cours de cette session de deux jours, les membres de la commission examineront 107 nouvelles candidatures inscrites sur les listes d’aptitude aux fonctions de maîtres assistants, maîtres de conférences ou professeurs et 5 réclamations formulées après la session précédente. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Sékou Boukadary Traoré. C’était en présence des recteurs et doyens des différentes universités et des directeurs généraux des grandes écoles du Mali.
Notons que la CNELA, lancée en 2007, est aujourd’hui l’unique voie nationale d’évaluation des enseignants du supérieur par leurs pairs ou la promotion du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.
A l’ouverture des travaux, le Pr Samba Diallo, recteur de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako qui assure le secrétariat permanant de la CNELA, a salué l’engagement du département de tutelle à accroitre la performance et l’efficacité de notre système d’enseignement supérieur. Cette progression est nécessaire et indispensable au regard des difficultés liées à l’insuffisance qualitative et quantitative de personnel enseignant pour assurer l’encadrement des étudiants dans les facultés.
Le Pr Samba Diallo a soutenu que la promotion des enseignants du supérieur par la voie de la souveraineté nationale est une solution idoine pour pallier ce déficit. Compte tenu de l’engouement pour ce système d’évaluation, l’universitaire a appelé à veiller au renforcement de sa crédibilité par le respect scrupuleux du secret des délibérations et de l’instruction des dossiers. « La CNELA doit rester au dessus de tout soupçon et de toute pression corporatiste », a recommandé le recteur Diallo qui a ensuite plaidé pour la création d’un environnement propice à la recherche comme l’a préconisé le récent atelier de validation du projet de politique nationale de la science, de la technologie et de l’innovation.
Ouvrant les travaux de cette 9è session, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Sékou Boukadary Traoré, s’est réjoui de la tenue régulière des sessions et de l’augmentation d’année en année du nombre de candidatures. Ce qui traduit, à ses yeux, la confiance des enseignants pour cette voie de promotion interne.
La crise dans laquelle notre système d’enseignement est plongé depuis plusieurs années est profonde et multiforme, a constaté le Pr Sékou Boukadary Traoré en soulignant que cette crise avait fortement affecté l’efficacité, la compétitivité et la crédibilité de l’enseignement supérieur à tel point que le système doit être reconstruit pour lui permettre d’être le moteur du développement national. Dans cette perspective, le secrétaire général du département a invité les acteurs à poser des actes qui conduisent à la sérénité sur le campus, au bon déroulement des cours, travaux pratiques et examens.
Sékou Boukadary Traoré a promis que le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’emploiera à améliorer les conditions de travail des enseignants et des étudiants.

L. ALMOULOUD

source : Essor

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