Edito : Manassa contre DAK, les dessous d’une plainte

Le 15 janvier 2018, le tribunal de grande instance de la commune VI a rendu une décision dans l’affaire du président de la cour constitutionnelle, Mme ManassaDanioko contre le Directeur de Publication de l’Indicateur du Renouveau, Dramane Aliou Koné. 6 mois d’emprisonnement ferme retenu contre le confrère pour ‘’diffamation et injures’’ suite à un article publié dans les colonnes du journal épinglant une mauvaise gestion au niveau de l’institution. Sur les faits,  pas de contestation. Le journaliste s’est trompé de personne et le journal a publié un rectificatif pour montrer sa bonne foi suite à cette erreur matérielle.

Manassa rejette cette voie de recours et porte plainte. C’est son droit le plus absolu, mais la réaction de la cour constitutionnelle cache beaucoup de choses. Et l’on est tenté de se poser la question qu’est-ce que Manassa cherche ?

Elle semble être dans la posture de redorer son blason après avoir reçu une bonne correction de la part de la Plateforme AN TE A BANNA sur la question du projet de révision de la constitution. Elle qualifiait à l’époque la crise sécuritaire du Mali ‘’d’insécurité résiduelle’’. Ensuite, Dramane Aliou qu’elle veut abattre à tout prix aujourd’hui pour un fait si banal avait aussi démasqué le plan machiavélique orchestré par  ManassaDanioko et Me Mamadou Konaté ministre de la justice au moment des faits sur le dos du peuple malien pour leurs propres intérêts.

Manassa est proche du régime. Cela est incontestable. Les élections présidentielles approchent et c’est elle qui aura le dernier mot sur les résultats. Alors tout esprit critique doit comprendre  ce qu’elle est capable de faire afin de sauver son maitre qui n’a plus l’estime du peuple. DAK n‘est autre que l’appât de Manassa qui tente par tous les moyens de faire croire au reste du monde qu’elle est blanche comme neige et tout ce qu’on dit sur elle n’est que du faux.

Je tiens à la faire comprendre qu’elle a vaincu sans péril. Sa démarche est purement politicienne. Ça ne marchera pas.

Boubacar Yalkoué

Communiqué N° 003 du Mouvement de Protection de la Presse contre les Violences (MPV-MALI)

Objet : Condamnation de deux journalistes de l’Indicateur du Renouveau par le tribunal de grande instance de la Commune VI

Le Mouvement de Protection de la Presse contre les Violences (PMV-Mali) a appris avec ébahissement la décision de condamnation, datée du 15 janvier 2018, à six (6) mois de prison ferme  contre nos confrères, Morba  Camara  journaliste et Dramane Aliou Koné Directeur de Publication, prise par le tribunal de la Commune VI.

Cette décision résulte de la plainte pour diffamation et injures déposée par le Président de la Cour Constitutionnelle, Mme ManassaDanioko concernant un article publié par l’Indicateur du Renouveau ayant trait à la mauvaise gestion passée de la Cour Constitutionnelle. Les faits dénoncés sont avérés, la personne indiquée est erronée.

Ainsi, nos confrères ont publié un erratum et surtout un texte de présentation d’excuse.

Nous, du MPV-Mali, constatons avec ébahissement que cette décision du tribunal de Grande Instance de la Commune VI est extrêmement sévère.

Par conséquent, nous demandons à la plaignante de tenir compte de la bonne foi de nos confrères pour retirer sa plainte qui ne fait qu’envenimer une situation déjà tendue entre la presse et les dirigeants.

Nous tenons à préciser que nous soutenons sans réserve la cause de nos deux confrères qui ont fait preuve de modestie et de professionnalisme en reconnaissant et publiant leur tort.

Le MPV-Mali appelle les autres associations faitières de la presse malienne  à constituer avec lui un bloc autour de nos deux confrères ci-haut cités pour leur protection contre toute forme de violence.

Bamako, le samedi 27 janvier 2018

Le Bureau Central du MPV-Mali

Président

 Boubacar Yalkoué

Le Pays

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