Echec des négociations : L’UNTM vers un nouveau préavis de grève ?

Démarré le lundi 8 septembre 2014, le 2ème round des négociations entre le gouvernement et l’UNTM, a été de courte durée.  Soupçonnant le gouvernement de mauvaise foi, l’UNTM a convoqué une assemblée générale extraordinaire des travailleurs du Mali pour ce lundi matin. Et, tout porte à croire que cette rencontre aboutirait à un nouveau préavis de grève.

L’UNTM va-t-elle déposée un nouveau préavis de grève sur le bureau du gouvernement ? Il va falloir attendre l’Assemblée générale des travailleurs du Mali de ce matin pour en avoir le cœur net. Mais, vu la manière avec laquelle, les négociateurs de l’UNTM ont quitté la salle, l’on peu d’ores  et déjà  penser à un nouveau préavis de grève. Mais, quelles sont les raisons pour lesquelles les négociateurs de l’UNTM ont estimé que le gouvernement est de mauvaise foi ?

Le lundi 8 septembre 2014, le gouvernement avait pris toutes les dispositions, à travers le ministère  du travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, pour reprendre les négociations avec l’UNTM. Arrivés dans la salle avec des propositions concrètes sur les 5 points de blocage, les négociateurs de l’UNTM, ont été surpris de voir que du côté du gouvernement, aucune disposition concrète n’avait été prise pour aller dans les discussions de fond pour des contre-propositions. Il faut dire déjà, ce jour-là, des divergences énormes sont apparues quant à la méthodologie. Au moment, où l’UNTM s’attendait à des négociations directes et concrètes, les émissaires du gouvernement ont clairement indiqué qu’ils n’étaient pas là pour des négociations, mais plutôt pour recueillir les propositions de l’UNTM. Malgré qu’ils fussent outrés par cette approche des émissaires du gouvernement, ceux de l’UNTM ont quand même mis à leur disposition les propositions, qu’ils qualifient de concrètes, de la centrale syndicale historique du Mali.

yacouba katile secretaire general union nationale travailleurs mali untm

A la reprise des travaux de la Commission de conciliation le vendredi 12 septembre 2014, au moment où l’UNTM s’attendait à des contre-propositions de la part du gouvernement, (étant attendu que c’est ce que les émissaires du gouvernement avaient souhaité le 8 septembre 2014, à la reprise des négociations), la centrale syndicale a été surprise de voir le gouvernement focalisé le débat sur les incidences financières que la satisfaction des revendications aurait sur le budget et de demander à nouveau un délais d’un mois pour des réflexions.

Conscientes que ses revendications ont des incidences financières sur le budget, l’UNTM n’arrive pas à s’expliquer cette attitude des émissaires du gouvernement, par autre chose que la mauvaise foi.  Constatant que le partenaire qu’est le gouvernement n’est pas dans de bonnes dispositions de négociations, les négociateurs de l’UNTM ont quitté la salle pour informer qui de droit. La décision a été prise de convoquer une Assemblée générale extraordinaire des travailleurs du Mali, ce lundi matin. Et, les décisions qui siéent à cette situation seront arrêtées, afin de faire aboutir les revendications que le centre syndical trouve légitime. Et, en son temps, avaient été saluées comme légitime par la CSTM et le syndicat autonome de la magistrature.

On se souvient  qu’avec l’échec des négociations des 15, 17, 18 et 19 août 2014, entre la centrale syndicale et le gouvernement, l’UNTM avait mis à exécution son préavis de grève de 48 heures en date du 31 juillet 2014. A l’issue de cette grève des 21 et 22 août 2014, l’UNTM avait revendiqué un succès de 95 à 98% sur toute l’étendue du territoire.

A l’époque,  Après quatre jours de négociations, autour des 17 points, les parties étaient  parvenues à 12 points d’accord et 5 points de désaccord : le relèvement du SMIG d’environ ; le relèvement de l’allocation familiale au bénéfice des conventionnaires; la réduction de l’ITS, le relèvement significatif du taux de la valeur du point d’indice et la baisse des tarifs d’eau et d’électricité conformément à l’accord signé en juillet 2007.

Assane Koné

SOURCE: Le Républicain  du   15 sept 2014.
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.