Dure à cuire CSTM . Marche de protestation courant avril et grève début mai

Hamadoun Amion Guindo secretaire generale cstm confederation syndicale travailleurs mali

Sauf accord avec le gouvernement, la seconde centrale syndicale  ne compte pas faire dans la dentelle.  Tirant les leçons de l’échec de la grève du mois dernier, elle espère mobiliser toutes ses ressources pour provoquer une paralysie du pays en mai.

La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) ne décolère pas. Pour se marier il faut être deux. Elle a attendu en vain, les fleurs fanées à la main le gouvernement sur le parvis de la mairie. Pareil « mépris » ne saurait rester sans réplique. Dans sa besace une marche de protestation courant avril en guise d’avertissement. Si le gouvernement persiste dans son attitude, une grève prévue début mai et dont la durée reste à déterminer vient lui apporter la preuve la plus éclatante que la CSTM est dure à cuire. Avec à la clé une paralysie du pays. D’autant plus qu’elle croit avoir tiré les leçons de la faible mobilisation de la grève générale de 48 h du lundi 21 au mardi 22 mars derniers inclus. Faute d’information et sensibilisation, un syndicat pourtant affilié s’en est désolidarisé- la police –atténuant du coup la portée du mouvement.

Partie du constat de non respect des engagements pris, des violations répétées de la liberté et du droit syndical tant par l’Etat que le secteur privé et para public entre autres, elle en déduit des revendications enchâssées dans nombreux points.

Un premier groupage réclame le rappel en activité de deux fonctionnaires de la police, Youssouf Fofana licencié en 2014 et Aliou Djibrilla Maïga. Le même point traite du paiement du reliquat des salaires de Mamadou Drago suspendu en avril 2015, de la finalisation immédiate de la relecture du statut des fonctionnaires de la Police nationale et l’instauration d’un plan de carrière,  de l’application des différents décrets portant statut des fonctionnaires de la Protection civile,  l’instauration d’un plan de carrière et cadre organique.

Ensuite, se bousculent dans l’ordre des priorités l’intégration de tous les enseignants dans la Fonction publique de l’Etat conformément  aux recommandations du Forum national tenu du 30 au 02 novembre 2009 et le paiement de la prime d’ancienneté aux enseignants de l’Enseignement privé catholique, le respect du décret fixant le salaire minimum inter professionnel garanti par le gouvernement en ce qui concerne les enseignants en service dans les écoles communautaires, des Centres d’éducation au développement (CED) et les Jardins d’enfants, l’accompagnement de tous les fonctionnaires partant à la retraite avec au moins trois (3) mois de salaire brut, l’uniformisation du taux de 20% à tous les pensionnaires des deux caisses de sécurité sociale (CMSS et INPS) et son extension aux travailleurs salariés des secteurs privé et parapublic.

Puis un chapitre traite de l’amélioration du plateau technique des structures sanitaires  notamment de hôpital du Point G, des centres de santé de référence et communautaires et CHU de Gabriel Touré.

Autres points de revendications, le règlement immédiat du litige foncier de 450 travailleurs du CHU du Point G, le paiement de la prime de risque aux travailleurs des sociétés de gardiennage et surveillance,  le remboursement sans condition  des cotisations AMO des non adhérents, la baisse des prix du carburant, de l’eau et de l’électricité.

Georges François Traoré

 Source : L’Informateur

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