L’émigration clandestine : plus de 500 décès entre octobre et novembre !

Malgré la situation exceptionnelle causée par la covid 19, l’émigration clandestine reste un enjeu majeur pour les pays africains, surtout l’Afrique de l’Ouest. Le record de morts sur les routes de l’Afrique de l’Ouest vers les Îles Canaries s’élève à plus de 500 entre le mois d’octobre et de novembre.

 

Antonio Vitorino, Directeur général de l’Organisation International des Migrants (OIM) relève que « au cours des dernières semaines, partout dans le monde, nos vies ont été fondamentalement bouleversées. Face à cette crise, qui s’étend à une rapidité jamais vue auparavant, et dont la durée ne peut pas être anticipée, nous sommes naturellement inquiets pour nos proches, particulièrement les plus vulnérables. Cet esprit de corps me donne l’espoir que de cet énorme défi émerge un message de gentillesse et de solidarité à l’égard des plus vulnérables autour de nous ici et plus loin en Afrique et aux multiples endroits où les migrants et les populations déplacées ont besoin de notre soutien, maintenant plus que jamais. Je n’ai aucun doute qu’ensemble nous surmontons cette crise », source OIM. Ces propos nourrissent tant d’espoir entre les États pour faire face à ce drame sur le continent africain et le reste du monde. C’est ainsi que l’OIM-Dakar est extrêmement préoccupée par l’augmentation du nombre de décès enregistrés sur l’itinéraire de l’Afrique de l’Ouest vers les iles de Canaries. Au Mali, OIM soutient également le gouvernement malien dans sa mission d’élaboration des plans autour du pays et les frontières afin de renforcer des capacités sur la prévention de la covid19. En outre, il serait important aussi de voir les conditions de vies des Maliens de l’extérieur. Selon une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, des Maliens à l’étranger déplorent les pratiques adoptées concernant les formalités de traitements des dossiers au-delà des Hauts Représentants, particulièrement la carte NINA. Et la plupart des Africains regrettent cet état de fait. Ce document devrait être revu pour dynamiser les conditions de vies des Maliens d’ailleurs. En dehors de cela, il est évident aussi de s’attacher à la situation socio-économique de notre pays. Le gouvernement de la transition dans sa mission d’élaborations des plans d’action pour la refondation est interpelé face aux difficultés liées de l’intérieur comme de l’extérieur, surtout la question d’Emploi et la formation professionnelle dont les jeunes sont victimes.

Lassana Sow, Stagiaire

Source : LE COMBAT

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