Des peuls, mécontents du processus de paix, alertent : « tant que nous ne serons pas associés, il sera très difficile d’obtenir la paix»

Tabital Pulaaku a rencontré le lundi dernier une délégation de la division des affaires civiles de la Minusma, venue de New-York pour s’imprégner de l’expérience de l’association en matière de prévention et gestion de crise.

Paix au MaliLes échanges ont surtout porté sur les difficultés rencontrées par Tabital Pulaaku pendant et après la crise malienne notamment son exclusion de tous les organismes de suivi de l’accord de paix, signé en mai-juin 2015 à Bamako.

« A la date d’aujourd’hui, nous ne sommes pas associés, et nous pensons que tant que nous ne serons pas associés, il sera très difficile d’obtenir la paix. Le gouvernement est en train de faire la même chose qu’en 1983  et 1990. Pour régler définitivement un problème, il faut bien la diagnostiquer. Nous avons été approchés par plusieurs mouvements et nous avons refusé d’y adhérer. Nous sommes une organisation et nous demandons au gouvernement de nous associer au suivi de cet accord », a déclaré le président de l’association, Abdoulaye Aziz Diallo.

En tout cas, selon les responsables de Tabital Pulaaku, la Minusma a bien compris le message et s’aperçoit du rôle important que peut jouer l’association dans le règlement définitif de la crise au Mali.

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