Des organisations de la société civile partagent leurs expériences avec la CVJR sur la documentation des exactions commises pendant la crise

Dans le but d’aider la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) dans la mise en oeuvre de son mandat, et de poser les premiers jalons d’un cadre de concertation avec les associations de défense des droits de l’homme engagées sur le terrain de la justice transitionnelle, d’appréhender leur méthodologie de documentation des violations graves des droits de l’homme, la CVJR a organisé une journée d’échange avec ces dernières, le vendredi 15 janvier 2016 à l’hôtel ONOMO. Plusieurs organisations ont pris part à cette rencontre.

Ousmane Oumarou Sidibé president commission verite justice reconciliation urd
La journée dont il est question était présidée par le Président la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé. Il était accompagné pour la cause par ses vices présidents, les commissaires et les chargés de missions de la CVJR.

Le Président de la CVJR dans son allocution a démontré la nécessité de sa structure de collaborer avec les Organisation de la Société Civiles qui ont beaucoup travaillé sur la document des crimes et violations des droits de l’Homme commis pendant la période de la crise.

Au cours de la rencontre, plusieurs associations ayant fait des rapports de cartographie des violations durant la crise ont présenté leurs résultats et les grands axes de leur méthodologie en matière de collecte d’informations dans la documentation des violations graves des Droits de l’Homme.

Il faut reconnaitre que pendant la crise en 2012, de graves violations des droits humains ont été documentées par plusieurs rapports d’ONG et d’associations. Ces crimes sont entre autres : assassinats, enlèvements de personnes, tentatives d’enlèvements, menaces, disparitions, viols, amputations, flagellations, destructions de patrimoines culturels, atteintes à l’intégrité physique, maltraitances psychologiques, destructions et extorsions de biens, etc.

Pourtant à ce jour aucune évaluation exacte de ces exactions, de leurs conséquences et de leur contexte n’a été effectuée. Plusieurs rapports de cartographie des violations des droits de l’homme ont cependant été réalisés par des associations de droits de l’homme, mais aussi par des organisations non gouvernementales (nationales et internationales), et des groupes de victimes. Mais en l’absence d’une enquête profonde et compréhensive sur ces violations, le doute demeurera sur leur ampleur, leur nature et leurs conséquences, et les victimes attendront toujours la reconnaissance et les réparations qui leurs sont dues.

La CVJR, qui est chargée d’établir la vérité sur toutes les violations graves des droits de l’homme commises dans le pays, espère donc pouvoir profiter de la présence de ces autres acteurs sur le terrain de la justice transitionnelle, et s’assurera toujours d’une bonne collaboration avec eux afin d’éviter toute duplication des efforts.

En particulier, les organisations de la société civile et les groupes de victimes ayant déjà travaillé sur la documentation seront sollicités pour le travail de recherche de la CVJR, au sein de sa section de travail consacrée aux enquêtes.

L’expérience des processus de réconciliation et de recherche de la vérité dans d’autres pays démontre par ailleurs que les organisations de sociétés civiles, de par leurs capacités de mobilisation et de sensibilisation des populations, en particulier des victimes ont un rôle crucial à jouer : informer les communautés des audiences et rencontres tenues par la CVJR, encourager les victimes à faire leur déposition, les soutenir avant, pendant et après les audiences, diffuser largement les conclusions des rapports, etc. Des rencontres régulières et des plateformes de rencontres devront être créées afin de renforcer ces partenariats, en particulier dans les régions les plus reculées.

Durant une journée, la CVJR et les organisation ont échanger de manière fructueuse sur la façon de faire de ces organisations. A la de la journée des recommandations ont été formulées. Elles sont entre autres : la création d’un site web qui permettra de diffuser des information en temps réel, la création d’un cadre de concertation entre la CVJR et les organisation, la création d’un lien de collaboration entre la CVJR et les points focaux des organisations dans les localités couvertes par les actions de la CVJR.

Les Organisations ont rassurant la CVJR que leurs apports ne lui fera pas defaut dans l’accomplissement de leur mission.

Source :autre presse 

 

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