Patrimoine culturel : LES FORCES ARMEES ENROLEES DANS LA SAUVEGARDE

échanger et partager avec les forces armées et de sécurité, les informations sur les menaces pesant sur la culture en temps de guerre, renforcer leurs connaissances sur les mesures de protection du patrimoine culturel lors des interventions militaires sur le terrain, tel était l’objectif principal d’un atelier de formation qui a pris fin mardi dans la capitale du Kénédougou.

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Organisé par le ministère de la Culture et ses partenaires, cet atelier a regroupé deux jours durant, une trentaine de formateurs des forces armées et de sécurité de la Région de Sikasso.
Il visait à outiller les participants afin qu’ils s’approprient les textes législatifs et règlementaires nationaux régissant la protection et la promotion du patrimoine culturel ainsi que les conventions internationales dans le domaine culturel notamment la Convention de La Haye de 1954 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé.
Rappelons que le patrimoine culturel, dans ses composantes matérielles et immatérielles, a été mis en danger en 2012 avec l’infiltration des djihadistes dans notre pays.
Les sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ont été détruits à Tombouctou : les mausolées, la porte de la mosquée Sidi Yahia endommagés et plus de 4000 manuscrits brûlés.
Le département de la Culture reconnait cependant, que les forces armées ont joué un rôle très important en faveur de la protection du patrimoine culturel lors de l’occupation du nord de notre pays par les groupes armés. Il ressort dans différents documents que les forces armées nationales et internationales ont activement participé à la préservation de plusieurs sites archéologiques et monuments historiques à Gao, au Sud de Tombouctou et dans la Région de Mopti. D’où la nécessité de renforcer leurs connaissances dans le domaine de la protection des biens culturels.
Le représentant du gouverneur de Sikasso Sekou Bah a remercié les partenaires techniques et financiers du Mali, notamment l’UNESCO dont les efforts ont contribué à l’élaboration et à la mise en œuvre du programme de réhabilitation du patrimoine culturel sérieusement affecté par la crise politique, institutionnelle et sécuritaire dans les 3 régions du nord de notre pays.
Le représentant du gouverneur s’est réjoui du choix porté sur Sikasso qui abrite la 8è région militaire ainsi que la gendarmerie, la garde nationale, la police et la protection civile.
Pour le conseiller du gouverneur, le patrimoine culturel demeure un repère identitaire qui est à la base de l’autopromotion communautaire et constitue un maillon essentiel de la chaîne d’existence et de survie des populations détentrices.
Au cours des travaux, plusieurs exposés ont été faits par les techniciens du département de la Culture notamment sur le patrimoine culturel, les principaux sites historiques et culturels de Sikasso, l’impact de la crise sécuritaire sur le patrimoine culturel de notre pays, la recrudescence du pillage des sites culturels, la convention de La Haye de 1954 relative à la protection des biens culturels et le plan d’action sur la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens du Mali.
Des échanges fructueux ont eu lieu à l’issue des différents exposés qui ont pris en compte les préoccupations des participants qui devront faire la restitution des travaux dans leurs garnisons et services respectifs.

Fousseyni
DIABATé
AMAP Sikasso

 

Source: essor

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