« Nuits de Kamalen N’goni » à Yanfolila : LA FETE FUT BELLE

festival culturel Kamalen Ngoni donso chasseur

La 3è édition des « Nuits de Kamalen N’goni » a eu  lieu du 7 au 10 avril  à Yanfolila, ville située à 280 km de Bamako. Les cérémonies d’ouverture et  clôture étaient placées sous la présidence de Mamadou Ba, le préfet du cercle de Yanfolila. Parmi les autres personnalités présentes, on peut citer le maire de la commune de Yanfolila,  Issa Sangaré, le commissaire général du festival, Abdoul Berthé, la directrice nationale de l’Action culturelle,  Mme Haïdara Kadiatou Sy, représentant le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

La manifestation culturelle a également enregistré la présence de  Mme Sangaré, Djénéba Diakité, marraine du festival, de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara,  du député élu à Yanfolila, Yaya Sangaré.

Le festival  international de Yanfolila est organisé en collaboration avec les autorités traditionnelles, administratives et politiques de la localité et celles de la Région de Sikasso. La présente édition était placée sous le thème : « Rythmes et danses traditionnelles en faveur de la paix, la cohésion et le vivre ensemble au Mali ». Elle a été un espace de retrouvailles entre les  12 communes du cercle de Yanfolila.

Le préfet du cercle de Yanfolila, Mamadou Ba, a invité les cadres de la localité  à investir dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration pour que Yanfolila devienne une destination touristique prisée comme Tombouctou et Djenné le furent.

« Le festival est un cadre de dialogue social en vue de renforcer la paix, la cohésion nationale », a indiqué de son côté Mme  Haïdara Aminata Sy.

Si les deux premières éditions  furent marquées par leur caractère non lucratif, cela n’a pas été le cas cette année. L’accès à la salle était subordonné à la présentation d’un ticket de 500 Fcfa ou d’une carte d’honneur dont le prix était fixé à 5000 Fcfa. Les fonds générés par le festival sont destinés à financer des projets de développement local, notamment la construction d’écoles, de centres de formation féminine,  et de Maisons des jeunes.

Durant quatre jours,  les festivaliers ont dansé au rythme du « Kamalen N’goni » et du « Sokonikou », une danse typique du Wassoulou. L’édition de 2016 était surtout  axée sur les jeunes artistes, peu connus au plan national et international. C’était aussi une opportunité pour ceux-ci de se produire pour la première devant un grand public et sur une scène à dimension internationale.

Ce fut une véritable fête populaire car le public a massivement répondu à l’appel des organisateurs. Au menu de ces quatre  jours de festival, des conférences-débats,  des échanges culturels,  des expositions, des concerts, des danses de marionnettes. Le festival a aussi été une occasion de découvrir des sites touristiques. Les festivaliers ont ainsi consacré une journée à visiter le musée de Diarani, à 35 km de Yanfolila et le flanc  de la grotte de Badogo à 20 km de la ville. Cette grotte est une cachette creusée par les  villageois pendant les guerres de l’Almamy Samory Touré.

Selon le commissaire général du festival, Abdoul Berthé, le thème de cette année s’explique par la situation actuelle de notre pays. « La culture est un moyen efficace de rassembler un peuple », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « A travers nos rythmes traditionnels, nous allons nous donner la main pour  construire un Mali uni et tenir le flambeau de la paix partout dans le monde ».

Un grand hommage a été  rendu aux artistes qui ont consacré leur vie à la promotion et au développement de la culture du Wassoulou : Coumba Sidibé, Tata Diakité, Alata Broulaye, Kadiè Sidibé, Seydou Camara, Ramata Diakité.

La 3è édition du festival était  très diversifié dans son contenu artistique et culturel à travers des stands d’exposition de produits artisanaux et modernes, des conférences débats, des concerts,  la découverte de sites touristiques, des causeries avec des femmes transformatrices de produits locaux.

La prestation musicale a été relevée par des artistes à dimension internationale comme Yoro Diallo, Na Hawa Doumbia, Diagawara Sali, « Prince Solo », « Dri N’goni »… Plus de 30 artistes se sont produits pendant les quatre nuits d’un festival désormais inscrit dans l’agenda culturel du Wassoulou.
A. SOW

Source : L’ Essor

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