7ème édition du Festival international de Sélingué, le public a vibré au rythme du Mbalax

A Sélingué, au bord du lac Sankarani, les lumières du festival international de Sélingué se sont éteintes, ce dimanche au petit matin. Pendant trois jours, les festivaliers ont vibré au rythme du Coupé décalé avec Floby, du Hip hop avec Iba One et du Mbalax avec Viviane Chichid.

Plus de 20.000 festivaliers ont fait le déplacement à Sélingué, selon les organisateurs du Festival International de Sélingué Urban Music & Mode. Selon Ibrahim Coulibaly, administrateur général du festival, «aucun incident» n’a été signalé pendant les jours du festival. Mieux, le faux bond de Salif Keita, tête d’affiche du festival, a été comblé par la prestation, haute en couleurs, de la star sénégalaise Viviane Chichid.

Pendant presque 60 minutes d’horloge, Viviane et ses danseurs ont tenu en haleine les festivaliers. Avec un répertoire riche et varié, Viviane, avec du vent du lac Sankarani dans les cheveux, a réussi à faire danser les festivaliers au rythme du Mbalax. Le hochement de tête, de ceux qui étaient assis, rythmé aux sons du matériel hautement sophistiqué de Smart Event, en dit long sur leur appréciation. Aussi, les déhanchements de la belle danseuse de Viviane ont fini par envouter même ceux qui disaient avoir fait le déplacement  seulement pour Salif Keita.

Floby, le «Nooosm Naaba» confirme son titre

«Nooosm Naaba» ou «Chef de l’ambiance» en Moré. L’artiste Burkinabé Floby porte ce titre depuis le 15 janvier 2017, date à laquelle il a été intronisé à Andemtenga, son village. A la 7e édition du Festival de Sélingué, l’artiste a confirmé son titre.  La veille du spectacle de Viviane Chichid, pendant 45 minutes, Floby a émerveillé le public de Sélingué. Le mercure monte très vite, ce vendredi soir là. S’adressant à son public, l’artiste promet «du show». A l’issue de sa prestation, promesse tenue. Avec le Nooosm Naaba, le public n’assiste seulement pas au spectacle, il fait le spectacle. Floby transcende les genres musicaux. Avec lui, on ne s’arrête pas au seul rythme du Burkina. Le public dansera sur du Coupé Décalé, avant de dire au revoir  au Chef de l’ambiance sur des notes endiablées de reggae. Voilà, un artiste complet, c’est ce que l’on retient de cette prestation.

A la fin des trois jours de spectacles au bord du Lac Sankarani, des habitués estiment qu’il y avait moins d’affluence que l’année précédente. La faute sans doute au concert de Wizkid, ce même samedi soir à Bamako. Certains festivaliers, les plus économes surtout ont, sans doute, préféré suivre ce spectacle que de faire le déplacement à 140Km. Où, en plus du transport, il fallait faire face à la restauration et au ticket d’entrée, quoique assez abordable.

Mamadou TOGOLA, envoyé spécial à Sélingué

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