10ème édition du Festival international de Nyamina : L’éducation au menu de l’événement

Le samedi 6 décembre 2014, s’est tenue à Magique Cinéma, ex-Babemba, la 10èmeédition du Festival international de Nyamina sous la présidence du ministère de la Culture et de l’UCECAO. Avec comme thème : «L’éducation au développement durable»

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D’habitude, le Festival se tenait à Nyamina et en plusieurs jours. Mais pour cette 10ème édition, on a décidé de le faire à Bamako, en une journée, dans la salle de cinéma de l’ex-Babemba en vue de donner aux enfants une autre vision du cinéma. D’où le thème : «L’éducation au développement durable». Dans la salle, on pouvait constater la présence de beaucoup d’enfants qui ont effectué le déplacement. Avant toute chose, on a observé une minute de silence en la mémoire de l’artiste chanteuse, Fantani Touré qui s’est éteinte tout récemment.

À cet événement, ont pris part Assane Kouyaté du ministère de la Culture, Fatoma Coulibaly du ministère de l’Enseignement supérieur, Tiémoko Dembélé et Ousmane Guindo du ministère de l’Education nationale. Il y avait aussi le sous-préfet de Nyamina, Moussa A. Sagara, qui était présent au Festival et qui a souligné que le Festival, tel que son nom l’indique, «Festival international de Nyamina», devait se faire à Nyamina et non à Bamako.

«L’enfant de Nyamina», un film de Souleymane Cissé, a été le premier à apparaître sur le grand écran. Le film «Aujourd’hui» d’Alain Gomis a suscité beaucoup d’interventions, des critiques et des suggestions. Sachant qu’il était question d’éducation, Salif Traoré de l’Agence de l’environnement au développement durable a fait savoir que «sans instruction, on est rien». Il a ensuite conseillé aux enfants de s’instruire.

Au cours d’une conférence-débats, toujours sur le thème : «L’éducation au développement durable», Assétou Samaké du ministère de l’Enseignement supérieur a affirmé qu’en «éducation, l’image est un outil de la continuité».  C’est pour cela que Souleymane Cissé a voulu éveiller chez les enfants, à travers des images, leur curiosité et leur permettre d’acquérir, d’enrichir et de diversifier leur culture.

Pour Assane Kouyaté du ministère de la Culture, «l’image est une lame à double tranchant. On peut s’en servir pour éduquer, mais si elle n’est pas bien utilisée, elle serait une bombe». Avant d’ajouter que «le génie de toute culture se trouve dans sa langue».

À noter qu’un vibrant hommage a été rendu à André Davanture, une grande dame du monde du cinéma qui est décédée, il y a deux mois. Et aussi, on a décerné des prix à des hommes du cinéma africain.

Pour rappel, le lundi 1er décembre 2014, Souleymane Cissé a donné une conférence de presse dans l’enceinte de l’UCECAO pour faire connaître les raisons de la tenue du Festival dans une salle de Cinéma. Il a terminé son intervention en remerciant tous ceux qui leur ont apporté leur appui afin que le Festival se tienne. Cette 10ème édition du Festival international de Nyamina a été clôturée sous les ovations du public.

Massitan KOÏTA (Stagiaire)  

SOURCE: Le Reporter  du   10 déc 2014.

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