Crise scolaire : Initiative zéro violence invite les syndicats à plus de « souplesse…»

Les militants de ‘’Initiative zéro violence’’ (avant, pendant et après les élections) ont tenu, lundi 27 janvier 2020, une conférence de presse à la Bourse de travail. Objectif : se prononcer sur la crise scolaire du pays. Se profitant de l’occasion, le porte-parole du mouvement, Mamadou Sidibé, a sollicité l’implication de toutes les personnes de bonne volonté pour sauver la scolarité.

 

Le bras de fer opposant le PM Boubou Cissé et la corporation enseignante a fait agir le sieur Mamadou Sidibé et ses militants. En l’occurrence, ceux-ci sollicitent le concours de tous pour sauver les écoles publiques du pays, et en finir avec cette histoire d’arrêt de cours.

D’entame de ses mots, le sieur Sidibé a rendu hommage aux victimes des attaques récentes qui ont occasionné des pertes en vies humaines des militaires du pays. Revenant sur ses mots, les deux dernières attaques ne peuvent que transformer l’amertume que ressentent les militants de ‘’Initiative zéro violence’’ face à la crise scolaire en tristesse sans limites. Vu la gravité de la situation socio-sécuritaire du pays, l’heure est, selon le porte-parole, à la mobilisation du peuple, au don de soi et au sacrifice ultime. Il invite les Maliens à faire attention par le fait que les piliers du pays : vivre ensemble ; cohésion sociale ; l’entraide ; le cousinage ; se trouvent, de nos jours, menacés.

Ainsi, par la voix du porte-parole, les militants de ‘’Initiative zéro violence’’ (avant, pendant, après les élections) se disent courroucés par la non-satisfaction des doléances des syndicats des enseignants. Une non-satisfaction qui, selon eux, a conduit à la violation de l’article 17 de la constitution du 25 février 1992. Celui qui fait de l’éducation nationale un droit en République du Mali. Les conférenciers exigent du gouvernement « la reprise immédiate » des cours passant par la satisfaction des griefs syndicaux.

En tout état de cause, la position des militants du mouvement reste assez claire : le peuple ne permettra « aucunement » l’enlisement de cette grève compromettante l’année scolaire, voire le devenir du pays. Aux dires du porte-parole, le gouvernement est issu du peuple, tout comme les enseignants grévistes. Ce qui l’amène à préciser que les deux parties sont au service de la Nation, et que ’Initiative zéro violence’’ ne soutient ni X ni Y, mais œuvre plutôt pour une sortie rapide de crise scolaire.

Par ailleurs, les conférenciers ont saisi cette occasion pour attirer l’attention des syndicalistes sur des grèves intempestives qui sont de nature à donner une autre connotation à la lutte légitime et noble.

Pour sa part, le porte-parole implore le corps syndical à une reprise des cours tout en poursuivant des pourparlers avec le gouvernement. En plus de cela, Mamadou Sidibé convie les syndicalistes à plus de retenue et de souplesse dans la manière de décréter les grèves. Puis de finir par dire : « nous sollicitons l’implication de toutes les personnes de bonne volonté pour mettre fin à des perturbations de cours ».

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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