Contrôle physique : La mésaventure des enseignants

Après le contrôle physique en 2008, cette année c’est le contrôle de toutes les controverses pour les enseignants. L’organisation a beaucoup manqué occasionnant la paralysie des écoles. Hier encore des milliers d’enseignants au Cap de Banankabougou et à l’Académie de Bamako rive droite entendaient d’être enrôlés et payés.

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Le contrôle physique qui a débuté au niveau de l’enseignement la semaine dernière rencontre d’énormes difficultés organisationnelles. A en croire des enseignants, jamais un contrôle physique dans le pays n’a été aussi mal fait avec tous les enseignants drainés dans un seul site de contrôle, hors de leur service.

Pourtant tous les autres fonctionnaires ont été enrôlés à leurs bureaux. Des enseignants languissent dans ces centres depuis le mardi, ils n’ont pas mis la main sur leur salaire pour n’avoir pas été contrôlés. C’est la file indienne qui se forme tous les jours par des responsables du pays dans l’espoir de se voir contrôler pour entrer en possession de sa paie qui devait être virée pour certains depuis le 20 novembre dernier.

Dans certains centres de contrôle, le constat est amer : un seul bureau sert à la fois au contrôle physique et à la paie. Au Cap de Banankabougou, des centaines d’enseignants de la Fonction publique des collectivités sont entassés depuis une semaine et les fonctionnaires de l’Etat à l’Académie de Bamako rive droite. Rien ne semble bouger. Une fois sur place, la première remarque, c’est des milliers de motos qui sont parquées devant le Cap et la cour de l’Académie. Une fois les pieds dedans, c’est une foule d’enseignants en rang comme des élèves à la rentrée des classes. Une situation qui frustre à vue d’œil.

Dans les écoles, avant toute compréhension, les écoliers disaient que les professeurs sont en grève, puisqu’absents des lieux depuis maintenant plus d’une semaine. Même des directeurs et des proviseurs ont déguerpi les lieux pour aller se faire contrôler dans le but de toucher leurs salaires. Sans oublier que des centaines de professeurs de Bamako qui sont partis à l’intérieur dans leurs localités d’attache pour se faire enrôler sont absents des écoles.

Ousmane Daou         

Source: L’Indicateur du Renouveau

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