Consommation alimentaire : GLOBALEMENT ACCEPTABLE

Il existe toutefois des cas sous pression voire en crise, principalement dans les cercles de Gourma Rharous et Abeïbara

Abdel Karim Konaté ministre commerce rencontre commerçant produit denree aliment boite conserveLe gouvernorat du district a abrité hier un atelier de restitution des résultats du cadre harmonisé des zones à risque et populations vulnérables. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le commissaire adjoint à la sécurité alimentaire, Mme Dicko Bassa Diané. C’était en présence du coordinateur national du Système d’alerte précoce, président de la cellule d’analyse du cadre harmonisé, Mary Diallo, et des représentants de la FAO, de l’USAID, de la coopération suisse et des structures techniques et ONG.

La rencontre se proposait de partager les résultats du cadre harmonisé et de les vulgariser en vue d’informer les populations sur la situation alimentaire courante et projetée jusqu’à la période de soudure.
Le commissaire adjoint à la sécurité alimentaire a souligné l’importance du cadre harmonisé qui est la référence de toutes les actions de sécurité alimentaire conjoncturelle au Mali. Les résultats vont permettre au gouvernement et à ses partenaires d’anticiper sur les questions alimentaire et nutritionnelle, a-t-elle confirmé. C’est aussi sur la base de ces résultats que sera élaboré par le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), le Plan national de réponse aux difficultés alimentaires au titre de la campagne agricole 2015-2016.
Mme Dicko Bassa Diané a remercié tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent l’État dans l’exercice du cadre harmonisé au Mali.
Le coordinateur national du Système d’alerte précoce, président de la cellule d’analyse du cadre harmonisé, a noté que 60 personnes, issues des structures nationales et organisations, ont participé à l’exercice. Au total 49 cercles ont été analysés en utilisant les données les plus récentes d’enquêtes, rapports d’évaluation rapide des ONG et rapports d’activités des structures nationales.
Les résultats, relève Mary Diallo, démontrent que la consommation alimentaire est globalement acceptable dans l’ensemble avec toutefois des cas de consommation alimentaire sous pression, voire en crise principalement dans les cercles de Gourma Rharous et Abeïbara.
En terme d’évolution des moyens d’existence, ils sont dans l’ensemble préservés et s’améliorent grâce à une bonne production agropastorale. Cependant, dans certaines zones, notamment au nord du pays, ils demeurent sous pression à cause de l’impact de l’insécurité et des pertes de bétail, suite à la dure soudure pastorale de l’année écoulée.
Cependant, la malnutrition demeure un problème structurel dans le pays avec des taux de prévalence au-dessus du seuil d’alerte. Quant aux taux de mortalité, ils sont en dessous du seuil d’alerte dans l’ensemble.
Le coordinateur national du système d’alerte précoce a indiqué que les facteurs contributifs ont un impact globalement positif sur les indicateurs de résultat.
En situation courante, 6 cercles sont en phase sous pression. Tandis que 43 sont en phase minimale. Au total, 119.000 personnes, soit près de 1% de la population du pays (sans Bamako), sont en besoin d’assistance alimentaire immédiate (114. 765 en phase « crise » et 4010 en phase « urgence »). 1 892 886 personnes, soit 12% de la population, sont sous stress.
En situation projetée, 9 cercles sont en phase sous pression, 40 cercles en phase minimale. Au total, 315 000 personnes, soit près de 2% de la population du pays, sont en besoin d’assistance alimentaire immédiate (305 077 en phase crise et 9 876 en phase urgence). 2 235 422 personnes, soit 14% de la population, sont sous stress.
Parmi les difficultés rencontrées lors de l’analyse, on note, entre autres, la formation insuffisante des participants à la méthodologie, la difficulté à déterminer les populations en insécurité alimentaire et à utiliser les données nutritionnelles en raison de la temporalité et de la méthodologie.
Mary Diallo a recommandé au CILSS d’améliorer la méthode d’estimation des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle et de clarifier la méthode d’utilisation de certains indicateurs de résultats.
Au gouvernement, il a préconisé de poursuivre le renforcement des capacités des membres du Comité national d’analyse ; d’appuyer la réalisation de l’enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle avec la prise en compte du District de Bamako et l’aspect poids/taille ; de mettre en œuvre un programme d’assistance alimentaire en faveur des populations en phase crise et pire. Et de mettre en œuvre des actions de résilience dans les cercles en insécurité alimentaire (phase sous pression et plus).
A. D. SISSOKO

source : Essor

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