Centre de détention de Bollé: Me Tapo rencontre les derenus

Dans le cadre de la semaine internationale de droit de l’homme, le ministre des Droits de l’homme et de la réforme de l’Etat, Me Kassoum TAPO, a initié une série d’activités relatives à la promotion des droits de l’homme au Mali, parmi lesquelles une visite, le vendredi dernier, à la Maison de détention pour femmes de Bollé, en CVI du District.

Accompagné d’une forte délégation, le ministre TAPO a visité tous les compartiments du centre de Bollé femmes. Cette visite avait pour but de s’imprégner de l’état dans lequel sont détenues les 1008 femmes de ce centre de détention particulière. Elle était guidée par Mme MAIGA Hadjata MAIGA, directrice du Centre de détention pour femmes.
Pour le respect et la dignité des détenues, les journalistes ont été contraints de rester au secrétariat de la Maison d’arrêt.
«Nous n’avons pas le droit de laisser ni caméra, ni appareil photo, encore moins des journalistes dans les lieux de détentions. En un mot, une visite accompagnée de presse n’est pas autorisée. Cela est une consigne qui nous est donnée, pour le respect de l’intégrité des détenues », a dit une gardienne qui nous a pris tous nos outils de travail, avant de nous cantonner au Secréterait pendant toute la visite ministérielle.
Me TAPO, après la visite, a jugé les conditions de ces détenues acceptables, puisque, selon lui, un Centre de détention ne saura être un centre de loisir. Cependant, Me TAPO n’a pu se ressaisir devant certains cas qui l’ont choqué.
«Je suis avant tout un avocat. Toute ma vie, le respect des droits de l’homme a été ma préoccupation et cela le sera pour toujours. J’ai vu des cas qui m’ont un peu choqué. Il y a des femmes ici qui sont très démunies et n‘ont aucun moyen de se défendre. Il revient à l’Etat maintenant de les prendre en charge. Le centre regorge aussi des prévenues qui n’ont pas vu le juge, il y a plus de 6 mois. J’ai rencontré une autre femme qui est libérée depuis longtemps mais qui attend encore une décision», a-t-il dit. Avant de rappeler que sa mission à lui constitue de vérifier si des gens sont dans des conditions de détention minimale acceptable qui respectent leur dignité. Il a promis que des solutions idoines ne tarderont pas pour résoudre ce problème.
«Je vais contacter le bâtonnier de l’Ordre des avocats pour qu’il revienne ici avec des jeunes avocat qui sont commis d’office par le barreau, et que l’Etat peut payer. Ces jeunes et ces femmes qui sont ici sans moyens de se défendre pour qu’ils soient pris en compte dans un bref délai. Je vais voir avec mon homologue de la Justice pour qu’on puisse revenir et aider ces détenues à sortir de la procédure judicaire », a-t-il promis.
Pour Me TAPO, la prison est une sanction qui a pour but de réinsérer les gens. « Donc on doit les traiter humainement et dans la dignité».
Quant à Mme MAIGA, elle a profité de cette visite pour étaler un chapelet de difficultés auxquelles le centre est confronté. Selon elle, le centre ne dispose pas de maternité adéquate pour les consultations prénatales.
«Souvent les accouchements s’avèrent très difficile. Il faut transférer les futures mères à un centre de santé adéquat. En outre, certaines femmes viennent très malades, il faut les hospitaliser ailleurs. Souvent, nous n’avons pas de garde pour les accompagner», a-t-elle dit et beaucoup d’autres difficultés qui ont été notées par le ministre TAPO.
Notons que la visite a été sanctionnée par la remise d’important don en vivres et non vivres pour les femmes et des jeunes du Centre de Bollé.

Par CHISTELLE KONE

 

Source: info-matin

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