Bétisier : Masques : opération asphyxie

Pour une commande spéciale de 20 millions de masques lavables livrée à Bamako au bout d’une petite semaine passée à des entreprises locales de textiles, grandes, moyennes ou petites y compris les tailleurs qualifiés, on a droit à des masques importés made le contrefaiseur universel des produits low coast, cette fois hors de portée de la bourse des bledards. La bronca est contre coronabusiness de ces pseudo-patriotes qui laissent passer et écouler sur le marché national des masques estampillés ‘’un Malien, un masque’’, fabriqués dans des unités étrangères. C’est le paroxysme de la couillonnade et du principe d’irresponsabilité. Voici votre Betisier du jour.

 

Masques : opération asphyxie

‘’Hey, hey ! Arrêtons tout d’abord et répondons à cette question : pourquoi les cache-nez du programme présidentiel «un Malien, un masque» sont vendus ? En plus ça coûte 1 000 FCFA. Qu’est-ce qui ne marche pas dans ce pays ? Et les ressources publiques débloquées à cet effet ?’’ Koutoubou ye. L’ancien Président Ibrahim Boubacar KEITA, dans sa troisième adresse à la Nation sur la pandémie du COVID-19, avait fait naître l’espoir en promettant : « Au niveau national, tout sera mis en œuvre pour que les entreprises locales de textiles, grandes, moyennes ou petites y compris les tailleurs qualifiés puissent produire sur place des millions de masques au profit de la population. (…) À cet effet, dans le cadre du programme « Un Malien, un masque » que j’ai le plaisir d’annoncer, une commande spéciale de 20 millions de masques lavables sera livrée à Bamako dans le courant de la semaine prochaine ». On a appris que certains karamoko triés sur le volet, la faîtière de la jeunesse malienne, les transporteurs, les hommes pressés (…) ont reçu leur dotation de masques du programme présidentiel. Vu que dans notre bled, le jamais vu est quasi quotidien, un fouinard s’offusque que les masques cadeaux sont commercialisés. Mais, les bledards peuvent s’étrangler parce qu’ils sont vendus à 1 000 FCFA. C’est stratosphérique pour un produit du vol et de la contrefaçon. Pis, on tombe en syncope en constatant que les masques estampillés ‘’un Malien, un masque’’, fabriqués par une entreprise étrangère, sont conditionnés dans des sachets portant inscription dans une langue du pays le plus peuplé au monde. Là, le business devient labyrinthique, parce qu’on nous avait dit : ‘’au niveau national, tout sera mis en œuvre pour que les entreprises locales de textiles, grandes, moyennes ou petites y compris les tailleurs qualifiés puissent produire sur place des millions de masques au profit de la population’’. Maintenant, ce sont les vendeurs universels de produits low coast qui inondent notre marché national pour inverser leur traditionnelle mercuriale des prix à la douleur des Maliens. Ce qui fait pleurer le cœur dans tout ça, c’est que des gens laissent passer et écouler des masques contrefaits made in Mali, à cause du pognon. C’est certainement cela un pan du coronabusiness qui a apporté plein de fric à certains comme le palu et le SIDA l’apportent à d’autres. Eh oui ! Tout est une question d’opportunisme et d’opportunité. Tant pis si les masques devaient asphyxier les Maliens !

Source : INFO-MATIN

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