Bamako, ville sale : Un tour déplaisant à Niaréla

La ville de Bamako devient de plus en plus sale. Le quartier de Niaréla en fait partie. Dans ce quartier situé au cœur même du centre-ville de Bamako, les rues et les caniveaux sont pleins à craquer des déchets d’ordures de tous genres avec les eaux usées et stagnantes qui bloquent les passages des eaux de ruissellement dans les carrés. Les Habitants martèlent qu’ils sont débordés de cette situation et qu’ils se demandent s’il y a l’existence de la Mairie dans leur quartier voire dans leur Commune.

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Niaréla est l’un des premiers quartiers de la ville de Bamako. C’est aussi un vieux quartier commercial ; car, il est proche du grand marché de Bamako là où tous les types de commerce et de troque  s’opèrent et les Hommes d’Affaires se rencontrent pour chercher leur pain quotidien. Niaréla fait partie aussi des quartiers les plus sales de Bamako. Ses rues, ruelles et places publiques sont bondées de tas d’ordures et des déchets plastiques et même devant les concessions. Cela est pareil pour les caniveaux et les abords des goudrons et un peu partout à travers les carrés et secteurs du quartier.

Pour les Habitants, cette situation n’est due qu’au manque des GIE pour le ramassage des ordures ménagères et que la Mairie ne fournit aucun effort pour assainir ledit quartier. Selon Madou Goïta, Chauffeur mécanicien: «Le problème est au niveau du dépôt de transite ; car, les personnes qui viennent ramasser les ordures disent qu’ils n’ont plus un endroit qui sert de dépôt et le seul qui est fonctionnel ne peut pas servir tout le quartier. Raison pour laquelle les ordures durent quatre ou cinq jours dans les rues et devant les concessions, les Habitants profitent de l’avènement des pluies pour faire évacuer leurs déchets pour ne pas qu’ils se décomposent et pour prévenir les maladies aussi.

A l’instar de presque tous les autres quartiers visités par notre équipe, à Niarela, aussi, les citoyens affirment à l’unanimité que l’on est en droit de se demander s’il y a  une mairie, ou des services compétents dans le domaine d’hygiène et d’assainissement. Car, à leurs dires, on ne voit aucune action venant de la municipalité sur ce plan. Modibo Cissé, un Agent de l’énergie explique que «les GIE ne viennent plus ramasser les ordures parce qu’ils affirment qu’il n’y a pas de dépôt de transite libre et  que l’endroit où la Mairie devait les procurer les a interdit l’accès. Et qu’ils ne peuvent pas venir chaque jour ramasser les déchets sans avoir où les acheminer. La mairie ne fait rien pour ce quartier, ce sont les Habitants, en particulier les jeunes, qui font de leur mieux face à cette situation insalubre. Ce sont eux, organisés en associations, qui assainissaient ce quartier en vidant les caniveaux et balayant les rues. La mairie ne fait rien ; d’où la déception profonde et le découragement des gens et leur méfiance vis-à-vis des promesses de campagnes des Hommes politiques. « Si la mairie pouvait nous aider à pulvériser, au moins, les caniveaux comme le faisait l’ancienne équipe d’avant, cela pourrait diminuer les moustiques qui sont synonymes des maladies comme le paludisme», s’offusque un jeune. Et à un ouvrier d’ajouter qu’à cause de l’entassement des déchets ils ne peuvent plus travailler comme il le faut et ni dormir aussi pendant la nuit à cause des moustiques et cela est dangereux pour la santé. A la semaine prochaine dans un autre quartier.

Mariam Sissoko et Fatoumata Bintou Tounkara, Stagiaires

 

Source: LE COMBAT

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