Au Rythme de la vie: L’agence malienne de presse et de publicité change de directeur general: Un homme d’acier s’en va, mais…

Le Conseil des ministres du 12 Mars 2014, sous le magistère du président de la République, Ibrahima Boubacar Kéï­ta, communique, pour que nul n’ignore : Ousmane Mahalmoudou Maïga, alias Pelé, journaliste-réalisateur émérite, prend les brides de l’Agence malienne de presse et de publicité.

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Autrement dit, Souleymane Drabo, directeur général de l’Amap cède enfin un trône, un éternel brasier, pour une autre destination inconnue pour le moment. Autrement compris, il poursuit son bonhomme de chemin. Il suit son destin. Inlassablement !

 

Tout compte fait, la vie bat son plein, de plus belle, à l’Agence malienne de presse et de publicité pour donner en temps réel l’information juste et vraie. En somme, en ce jour sacré, Mercredi, le 12 Mars 2014, «le travail continue» à l’Amap dans la joie et la tristesse. Les uns chantent les bienfaits du directeur sortant. Les autres crachent sur son ombre. Même le Prophète (Psl) est passé par-là. Il ne peut en aller autrement. C’est la volonté du Tout-Puissant.

 

L’œuvre journalistique de Souleymane Drabo, l’homme d’acier au déguisement de velours, rappelle justement un bel itinéraire à indiquer aux apprentis journalistes, pour le grand bien des générations futures en gestation !

 

Souleymane Drabo, alias Solo, connu sous le sobriquet de Sana pour les fans, découvre le monde, précisément, le 7 Novembre 1951 à Ho Chi Minh ville. Cette contrée s’appelait Viet Nam qui fut jadis à la merci du Napalm des Américains d’une épopée tragique. Il ne faut pas planter le doigt dans la plaie. Il faut juste retenir, pour toujours, le parcours atypique d’un homme méticuleux, serviable et discipliné, en perpétuelle quête de perfection sur la base de l’organisation et la méthode. Mais, il sait que «nul n’est parfait».

 

Quoi que les langues pendues racontent, à force d’user sa culotte au contact des bancs de l’école primaire et secondaire -dites fondamentale- Solo entre  sans topo, en 1969, au Ciesj de l’université de Strasbourg (France) pour se retrouver, après succès bien sûr, au Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar (Sénégal) où, il décroche une licence en journalisme. C’était en 1974.

 

Toujours inlassable, il débarque successivement au Centre audiovisuel de l’université de Montréal (Canada) et à l’Institut français de presse de l’université de Paris II (France) pour affuter ses armes.

 

Bardé de diplômes, il dépose son baluchon à l’Amap où, de 1974 à 1978, il donne plus de punch au Desk international du journal L’Essor, quotidien national d’informations du Mali. Très vite, il devient secrétaire général de la rédaction de 1978 à 1989.

 

Au cours de son ascension fulgurante, Sa­na occupe respec­ti- ­ve­ment, en un laps de temps, en 1989, les postes de rédacteur en chef, ensuite directeur des publications en français de l’Amap.

 

En 2002, l’inlassable Souleymane Drabo, pour ne pas dire le robot type de la presse moderne ouest africaine, opte pour travailler le premier et le dernier en qualité de directeur général de l’Amap. Il est co-auteur de plusieurs publications, notamment «Etat de la presse en Afrique de l’ouest francophone, Ça presse au Sahel, Presse francophone d’Afrique vers le pluralisme, «1960-2010» : Notre Mali et Le Mali entre doute et espoirs. Réflexion sur la nation à l’épreuve de la crise du Nord».

Parallèlement à sa lourde tâche, il exerce d’autres activités professionnelles. Il est formateur hors pair en genres rédactionnels et secrétariat de rédaction en Publication assistée par ordinateur (Pao). Consultant à Pop Sahel du Cerpod, Souleymane Drabo est à la fois membre des conseils d’administration de l’Ortm et de la Maison africaine de la photographie.

 

Chevalier de l’Ordre national du Mali, amateur insatiable en foot, jogger à ses rares heures perdues, cinéphile et mélomane insoupçonné, Souleymane Drabo lit et relit plus qu’il n’écrit.

 

Marié et père d’un enfant, il embrasse, à n’en pas douter, une nouvelle carrière afin de faire comprendre, au finish, à la grande famille de l’Agence malienne de presse et de publicité, environ 192 employés en majorité intarissables en éloges, que : «Plus le vin est vieux, plus il est bon».

 

Voilà en bref le beau parcours du professeur en secrétariat de rédaction de votre fidèle serviteur. Grâce à sa pédagogie répétitive, il peut se targuer d’avoir maîtriser la technique rédactionnelle et l’écriture journalistique. La preuve est entre vos mains. C’est Le Témoin, entre autres journaux made in Mali !

Que nous réserve Sana ?

Mister NO

Un personnel mi figue, mi raisin

 

Souleymane Drabo part à la retraite. Il boucle enfin une brillante carrière professionnelle et administrative entamée en 1974. Il laisse derrière lui une famille nombreuse qui regrette son départ obligé après avoir accompli sa mission sans entache.

 

 

L’annonce du départ à la retraite de Souleymane Drabo plonge le personnel de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) dans la joie et la tristesse.

 

 

«C’est un contraste. D’une part, explique Salim Togola, rédacteur en chef de L’Essor, je suis content. Parce qu’il a bouclé une brillante carrière. Il a encore à démontrer d’autres facettes de son professionnalisme. D’autre part, une nouvelle page se tourne à la direction générale. Souleymane Drabo apportera à coup sûr sa contribution pour la bonne marche de l’agence».

 

 

Du journaliste, Salim Togola retient un grand professionnel rompu à la tâche formé à bonne école. De l’homme, le rédacteur en chef de L’Essor retient «sa rigueur morale. Il l’applique à lui-même le premier. Il a, en plus, formé, lui et Gaoussou, de nombreuses générations de journalistes. Je suis convaincu qu’il va nous accompagner dans cette nouvelle aventure. Nous avons vraiment encore besoin de lui». «C’est un bon chef. Les mots me manquent», ajoute l’adjoint du chef du personnel.

 

 

Pour le chef de la section photo, «son départ ne change rien. C’est un grand fonctionnaire. Il grouillait dans le travail». L’ami Jaky, pour sa part, perd son latin «en apprenant la nouvelle de l’homme qui, selon lui, accepte tout». Même de cloche du côté de son remplaçant, Ousmane Maïga jusqu’alors directeur de la rédaction. Il «regrette le départ de ce grand professionnel qu’il côtoie depuis 1978. Il ne rechigne jamais à faire et refaire un travail jusqu’à la perfection».

 

 

C’est le propre d’«un homme simple, clair et précis. Il ne jure que par le travail de qualité», parole de fils et de doyen de la rédaction qui voit en Souleymane Drabo, «un visionnaire, un homme humble». Il sait se rendre si petit pour devenir encore plus grand.

Ainsi va la vie !

M. NO

SOURCE: Le Témoin

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