Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie en visite au Mali : A propos d’Ebola « aller très vite dans l’action, être transparent sur ce qui se passe »

A Bamako, pour exprimer la solidarité de la France à la communauté française au Mali, ainsi qu’à notre pays en proie à fièvre Ebola, Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie a évoqué les mesures prises pour faire face à la situation. « Chaque fois qu’il y a des épreuves, la France est là », à souligné l’Ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, en introduisant la secrétaire d’Etat. C’était à la résidence de France ce samedi 15 novembre, où la communauté française, comprenant des militaires de Barkhane, de la Minusma, de l’Eutm, ainsi que le personnel de l’Ambassade, avait effectué le déplacement.

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La Secrétaire d’Etat Annick Girardin, accompagnée des membres de son cabinet en charge d’Ebola, a noté que la France est le premier pays è envoyer au Mali un ministre en charge de la santé pour témoigner de ce qui se passe sur le terrain en Afrique de l’Ouest en général.

Elle a indiqué que la France apporte son expertise, en matière de centre de traitement, de contrôle dans le cadre de la prévention. Un contrôle sera désormais établi au départ à l’aéroport de Bamako, auquel seront soumis les voyageurs, particulièrement ceux en destination de la France. A l’arrivée, notamment à l’aéroport de Orly se renforcent les mêmes contrôles.

Pour elle, il est certes nécessaire de faire les contrôles aux frontières. Il ne s’agit pas d’isoler les populations, le pays, mais d’isoler le virus Ebola. A Conakry où Annick Girardin s’est rendue avant Bamako, les établissements scolaires français ont ouvert au mois de septembre, mais dans l’observation stricte des mesures de prévention. La France renforcera son Ambassade à Bamako si nécessaire, mais l’heure n’est nullement à la panique, même si le pays a déconseillé Bamako et Kayes à ces ressortissants.

S’adressant au ministre malien de la santé et de l’hygiène publique, elle a appelé à faire en sorte que « l’irresponsabilité de certaines personnes ne mette en danger le Mali ». Parlant de l’expérience française en Guinée, elle a souligné que c’est tous ensemble, gouvernement et Ong, sur des projets communs qu’on peut vaincre Ebola. Il ne s’agit nullement pas de repousser Ebola au-delà d’une frontière, mais de le combattre, a-t-elle indiqué. Selon la Secrétaire d’Etat, l’ensemble des préoccupations, particulièrement en matière de contrôles préventives, seront prises en compte en France et au Mali. La France, poursuit-elle, est à vos côtés à travers l’Ambassade et tous les services, pour mener le combat. « Aller très vite dans l’action, être transparent sur ce qui se passe », a recommandé la secrétaire d’Etat, en vue d’être efficace. Autre recommandation : tout en restant humains, dans les salutations, éviter de se serrer les mains.

De son côté, le ministre malien de la santé Ousmane Koné, en compagnie du Dr Samba Sow, responsable du centre d’isolement et des mesures d’urgences, a indiqué que le gouvernement du Mali se sent responsable de la communauté française. « Aujourd’hui 256 personnes sont suivies quotidiennement, nous donnons l’assurance que tout est mis en œuvre pour circonscrire le virus Ebola au Mali », a indiqué le ministre. Par rapport aux établissements scolaires, le ministre a indiqué que pour le gouvernement malien, la solution n’est pas dans la fermeture des écoles. La meilleure solution serait de garder les enfants à l’école, en maintenant la plus grande rigueur autour des mesures préventives.                                                     B. Daou

SOURCE: Le Républicain  du   17 nov 2014.
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