ANASER : la DG dans le viseur ?

Depuis quelques moments, certains de ses collaborateurs lui rendent la vie difficile et tenteraient de l’isoler. L’ancienne équipe dirigeante de la boîte ne serait pas étrangère dans les écueils rencontrés par la Directrice générale dans la conduite de l’Agence. « Elle fait l’objet d’attaques infondées. Ses détracteurs vont jusqu’à étaler sa vie privée sur la scène publique », indique-t-on dans l’entourage de la DG Assa Sylla. Certains de ses collègues pensent à une cabale. Des noms sont cités dont ceux d’un ancien directeur financier, et des proches d’anciens responsables de la boîte.

 Assa Sylla Directrice Générale anaser

Le tort de Mme la Directrice générale serait de vouloir mettre fin à d’anciennes pratiques qui ont la vie dure, et enclines à la corruption, le népotisme et le favoritisme. Dans le milieu proche de la Directrice, on raconte que « Mme Assa Sylla n’est pas une dame à se laisser abattre facilement, et qu’elle est décidée à apporter la riposte à la hauteur des attaques infructueuses venant de ses vis-à-vis ».

Des marchés douteux seraient au centre de la détérioration des rapports entre la patronne de la boîte et des collègues refusant d’observer des règles dans ce domaine, voulant sceller des contrats avec des opérateurs économiques sans appel d’offres. On signale également la création d’une agence de communication fictive, qui ferait partie des révélations d’une mission d’inspection des finances couvrant la période 2011, 2012 et 2013. Ainsi un manque à gagner de plus de 100 millions de nos francs aurait été constatés en 2012. La directrice générale s’étant engagée dans la voie de circonscrire ses forfaits s’est vue devenir l’ennemie jurée de certains, indiquent des sources proches du milieu.

Certains qui se sont faits passés pour maître dans le nomadisme politique, à l’heure des grandes mutations ont choisi d’affronter la DG qu’ils voyaient comme étant une proie facile. Selon ces sources, tous les auteurs de la cabale contre la Directrice générale sont identifiés et pourraient faire les frais du peu d’égard dans la gestion des biens publics, qu’ils se sont rendus coupables. C’est à ce prix que le défi de la sécurité routière sera relevé, ainsi que beaucoup d’autres défis qui en dépendent, comme celui de la diminution du nombre d’accidents graves et du taux de mortalité.

Youssouf Z Kéita

SourceLerepublicainmali

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