Amadou Maïga rafle la mise de l’ACI aux dépens de l’expert-comptable Alou Badra Touré

Tous l’attendaient comme héritier provisoire du PDG Konaté mais il ne le sera pas. Il s’agit de l’expert-comptable Alou Badra Touré. C’est son cabinet, en effet, que le Tribunal de Commerce a jeté son dévolu pour diriger temporairement l’ACI, procéder à son redressement et l’apprêter à une éventuelle reprise par des privés avec un actif de plus de 100 milliards.

 

Mais il en sera autrement parce que le ministre de tutelle l’entend point de cette oreille. Monsieur Djonkè Diarra, en croire nos confidences, a récusé la décision du Tribunal de Commerce PR un choix différent du sien. En lieu et place du premier administrateur provisoire attendu, son choix, en attendant confirmation, pourrait avoir porté plutôt sur I’ancien Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme. Amadou Maïga, il s’agit de lui, est certes un homme du sérail pour avoir dirigé la direction régionale de l’Urbanisme, mais les conditions de sa nomination font déjà grincer des dents et lui attirent sans doute les préjugés d’une totale inféodation à la tutelle.

…Quid du lourd héritage de Tiéni Konaté ?

Comme nous l’annoncions dans une précédente parution, le PDG de l’ACI, Mamadou Tiéni Konaté, a fini par plier ses derniers bagages d’une boîte qu’il n’aura dirigé que moins de deux années. Son remplaçant provisoire s’appellera probablement Amadou Maïga, un ancien directeur de l’Urbanisme qui aura fort à faire avec le gênant legs de son prédécesseur. Dont le plus récent pourrait être le bradage du parc automobile au cas où les efforts du syndicat pour l’arrêter n’ont pas prospéré. Mais, par-delà cet épisode, il y a aussi les séquelles des innombrables incuries administratives et financières ayant présidé à la disgrâce de Mamadou Tiéni Konaté et à l’option d’un administrateur provisoire : retraits massifs et de terrains précédemment attribués et leurs corollaires de contentieux juridiques aux issues coûteuses, cumul d’impayés de taxes domaniales perçues au nom de la Direction Nationale des Domaines, délivrances de titres en souffrance, déficit budgétaire criant et dysfonctionnement de la structure, etc. La réussite de l’administrateur provisoire est tributaire de sa capacité à poser les jalons des redressements pouvant permettre à l’ACI de s’en remettre.

Rassemblées par la Rédaction

Source : Le Témoin

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