Affaire des héritiers de feue Bassa DIAKITE et feu Ba Youssou CISSE: Ras Bath charge le cinéaste Souleymane Cissé

Le porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), Mohamed Youssouf BATHILY dit Ras Bath, était, mercredi face à la presse au Carrefour des jeunes de Bamako. La rencontre a exclusivement porté sur l’affaire des héritiers de feue Bassa DIAKITE et feu Ba Youssou CISSE dans laquelle se trouve impliqué le grand cinéaste Souleymane CISSE à Bozola.

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Ce qui a attiré l’attention de Ras Bath dans cette affaire, c’est le nouveau film du cinéaste «O Ka» en sarakolé qui signifie «notre maison». Dans le nouveau film qu’il a présenté le mercredi 20 avril au Festival de Cannes, Souleymane CISSE parle de sa maison de naissance à Bozola où il a vu le jour en 1940. Mais il y lit aussi le destin de sa famille au destin du Mali qui connaît une généralisation du phénomène d’accaparement et de spoliation des terres. En effet, 80 pour cent du film tournent autour d’une affaire de justice entre les Cissé, et les Diakité, deux familles qui se connaissent depuis longtemps. Et l’expulsion par décision de justice de ses 4 sœurs en 2008 de la maison que la famille habite depuis des générations est jugée complètement injuste et illégale par le cinéaste.
Dans ses commentaires sur ce feuilleton judiciaire qui oppose les héritiers de feue Bassa Diakité à ceux feu Ba Youssou CISSE (père du cinéaste) à Bozola, le rasta man, s’en est violemment pris à l’auteur du film «O Ka» qui signifie « notre maison » coupable à ses yeux d’abus, de malversations et de trafic d’influence pour spolier les descendants de feue Bassa Diakité de leur maison.
Aujourd’hui, le combat de Ras Bath est aussi d’attirer l’attention de la jeune génération contre la «déviance» de cet homme de référence. Aussi, il s’agit de redorer l’image de la justice qui, selon lui, a dit le droit dans cette affaire.
Le conférencier a entamé ses propos en faisant la genèse de l’affaire qui remonte à l’époque coloniale. «Le carnet de famille conçu en 1944 est établi au nom de Bassa Diakité. Le père de Souleymane Cissé, Ba Youssou Cissé, qui était tailleur de son état quitta son village pour venir à Bamako et c’est Bassa Diakité qui le logeait dans sa concession le couvrant de tous les soins », rapporte Ras Bath. « Par la suite, elle a ordonné la construction de deux chambres destinées aux étrangers qui séjourneront dans la maison et c’est ces chambres que Ba Youssou Cissé a occupé jusqu’au décès de Bassa en 1959 et même après, car les enfants ont jugé nécessaire de ne point perturber Ba Youssou Cissé », rappelle-t-il. C’est des années après la mort de Ba Youssou Cissé, en 1997, que le long feuilleton judiciaire débute, souligne Ras Bath.
En effet, dira-t-il, les héritiers de Ba Youssou Cissé voulant déposséder les héritiers de feue Bassa Diakité ont confectionné un permis d’occuper, numéro 113, mais qui ne figure pas dans les archives du domaine pendant que celui des héritiers de Bassa, le numéro 85, des héritiers de feue Bassa y figure bel et bien. « Malgré les sentences des juridictions maliennes qui ordonnent que les héritiers de feu Ba Youssou Cissé soient chassés de la maison, Souleymane Cissé ne renonce point et continue à se pourvoir en cassation tout en se servant de ses relations à tous les niveaux pour faire tourner en sa faveur en vain la sentence des juges », fait savoir Ras Bath avec des copies des documents à l’appui. « Souleymane Cissé se joue même de la vigilance des autorités maliennes, car son dernier film «Oka notre maison » qui a été, en partie, financé par les moyens du contribuable malien, à travers les ministères du domaine de l’Etat et de la Culture, rentre dans le cadre de la perversion de la vérité », selon Ras Bath. Le conférencier a fait savoir que dans cette affaire « Souleymane Cissé n’a pu apporter aucune preuve palpable que la maison appartenait à son papa contrairement aux héritiers de feue Bassa Diakité ».
Il a noté que c’est grâce à l’apport d’un certain Chaman conseiller à la mairie de la commune 2 du district de Bamako qu’il a pu falsifier le permis. « On n’est pas maire pour servir ses parents et amis, mais pour servir l’État. Un homme comme Souleymane Cissé qui par ces films a participé a déraciné le régime autocratique de Moussa Traoré se sert du même métier pour tenter d’institutionnaliser le mensonge. Souleymane Cissé par cet acte a porté atteinte à l’image du Mali. Le film est un film d’imposture, de perversion de la vérité. Les aides qui ont été versées pour la réalisation du film doivent être rétrocédées à l’Etat, car l’argent du contribuable ne doit point servir à des fins diffamatoires», a expliqué Ras Bath. Avant d’inviter les magistrats à attaquer en justice Souleymane qui les accuse publiquement d’être des voleurs, des corrompus.
La motivation pour le rasta man à faire jaillir la lumière dans cette affaire se justifie par le fait qu’un titre, surtout celui qu’on a obtenu à la suite d’un film, est censé incarner une valeur. Et il se trouve que Souleymane Cissé est une des références en la matière au Mali.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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