Aéroport international Modibo Keita : PRESQUE FIN PRET POUR LE SOMMET AFRIQUE-FRANCE

Le président de la République s’y est rendu pour tester les installations devant accueillir les illustres hôtes.

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Le 27è sommet Afrique-France est prévu dans notre pays les 13 et 14 janvier 2017. Dans le cadre des préparatifs de ce grand événement, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a effectué une visite de terrain samedi soir à l’aéroport international Modibo Kéïta Sénou pour s’assurer de la disponibilité des installations d’accueil des hôtes. Il était accompagné pour la circonstance d’une forte délégation, dont le ministre de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement, Traoré Seynabou Diop, son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, général Salif Traoré, le secrétaire général de la présidence de la République, Soumeylou Boubèye Maïga. L’événement a mobilisé de nombreux autres collaborateurs du chef de l’Etat.
Il était 18 heures quand le cortège du président Keita s’est immobilisé à la porte du nouveau salon VIP, destiné à recevoir les chefs d’Etat et de gouvernement, invités au sommet. L’ouvrage, dont les travaux avancent à pas de géants pour être livré avant le mois de janvier, est un assemblage de verres et de carreaux pour un coût de réalisation d’environ 3 milliards de Fcfa. Ce joyau architectural ultramoderne trône majestueusement dans un secteur ultra-sécurisé de l’aéroport. Il est situé dans un vaste domaine contigu aux installations de la force onusienne de la MINUSMA. Bien que l’ouvrage soit en chantier, le décor a déjà suscité la satisfaction du président de la République, qui a donné des consignes fermes à l’entreprise adjutatrice du marché pour accélérer la cadence des travaux afin de livrer la bâtisse dans le délai.
La grande satisfaction du président a été la nouvelle aérogare, où visiblement les travaux sont presque achevés. La réception provisoire est d’ailleurs attendue pour ce mois de novembre, après 3 années d’arrêt de travaux suite au coup d’Etat de 22 mars 2012. Pendant près d’une heure d’horloge, le président de la République a visité tous les coins et recoins du site.
Afin de s’assurer que les installations fonctionnent bien, le président  de la République s’est fait passer pour un voyageur pour les tester. Ce faisant, il a pu constater aussi que le personnel maîtrisait parfaitement les équipements.
Au cours de cette visite qui était une vraie inspection, le  chef de l’Etat a parcouru à pied environ 2 km à l’intérieur de l’immense bâtisse. Son premier contact avec le personnel a eu lieu au niveau du hall de départ, où il a été accueilli par la voix d’une opératrice.
« Bienvenue Monsieur le président à la nouvelle aérogare de l’aéroport international Modibo Kéïta de Sénou ». Le voyageur pas comme les autres a rempli symboliquement ses formalités de voyage avant de gagner la salle d’embarquement. Pour la simulation du départ, il a emprunté la sortie « 1 » qui débouche sur le tunnel qui mène à l’avion.
Pour la simulation de l’arrivée, il a été cherché ses deux valises. Mais notre voyageur VIP ne retrouvera qu’une seule valise qu’il a placée sur un chariot qu’il a poussé jusqu’au comptoir de réclamations pour déclarer la perte de  la valise de couleur rouge bordeaux. A ce niveau, il a remis à l’agent de déclaration, les talons de ses bagages. Le constat fait, l’agent lui a assuré qu’il recevra plus tard un coup de  téléphone. La valise retrouvée, il est revenu au même endroit d’où il a été conduit dans la zone de tri des bagages pour recevoir sa valise égarée. C’est une salle immense aménagée sur le côté est du hall de débarquement.
Le président de la République a visité également la salle de sécurité, où un système de vidéo surveillance ultra moderne permet de voir les mouvements des usagers.
Les opérateurs lui ont fait        voir les mouvements tant à        l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Selon le guide du jour, le nouvel aéroport est doté de 120 caméras ultra modernes pour la sécurité des personnes et de leurs biens.
Le président de la République s’est montré rassuré quant à la performance des systèmes de convoyage des bagages et de gestion du bâtiment. Il a également apprécié la qualité du système de vidéo surveillance et de contrôle d’accès sécurisant l’ensemble des installations aéropotuaires. Mais il n’a pas manqué de donner des instructions pour l’amélioration du système de visibilité et de lisibilité des enseignes lumineuses. Il a fait aussi des remarques sur l’orthographe des mots sur les panneaux d’indication car, dira-t-il, il s’agit de l’image du Mali, et aucune négligence ne sera tolérée.
Après le retrait des Américains avec le Millenium Challenge, l’Etat a été obligé de mobiliser de nouveaux financements afin de boucler les travaux. Ces financements ont été mobilisés auprès de la Banque islamique de développement (BID) pour 11 millions de dollars, soit environ 5,5 milliards de Fcfa, le Fonds koweitien pour le développement arabe, pour 20 millions de dollars, soit environ 10 milliards de Fcfa et le Fonds de l’OPEP pour 10 millions de dollars, environ 5 milliards de Fcfa. Le budget national y a contribué pour environ 3,420 milliards de Fcfa. Le montant total des financement se chiffre à 23,920 milliards de Fcfa.
La nouvelle aérogare couvre une superficie de 15 000 m2 en structure mixte acier/béton et peut recevoir 1,5 million de passagers par an. Il y a aussi un parking automobile équipé de 500 places en face de la nouvelle aérogare et des aménagements pour les paysagers. Une extension de ce parking à 1000 places est prévue côté nord.
Autres innovations : 16 guichets d’enregistrement, deux bornes automatiques sur cinq installées pour les passagers sans bagages de soute, deux escalators mécaniques, trois pré-passerelles et six passerelles avec une possibilité d’extension à huit, un système de convoyage des bagages doté d’appareils de contrôle comprenant un système de détection des traces d’explosifs et un tomographe.
L’ancien aérogare, inauguré le 29 décembre 1975, est également en rénovation.

A. O. Diallo

Bamako : LE BOULEVARD ABDEL AZIZ BOUTEFLIKA LONGE LA CORNICHE

« Merci au Mali », c’est par ces mots que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a bouclé son séjour bamakois, le vendredi dernier  lors du baptême du boulevard de la corniche au nom du président algérien Abdel Aziz Bouteflika. La stèle inaugurale est érigée dans le jardin en face la BCEAO, au bord du Djoliba.  La  cérémonie de baptême s’est déroulée en présence du Premier ministre Modibo Keita et de son homologue algérien.
Le boulevard  Abdel Aziz Bouteflika relie le pont Fahd et celui des Martyrs, sur une distance de 1,550 km, en 2 fois 2 voies de 2 mètres chacune avec un terre-plein central. Sa construction avait accusé un gros retard. Les travaux, entamés en 2012, ne se sont véritablement achevés qu’en 2015.
Selon la directrice régionale des routes  du District de Bamako, ce boulevard, qui symbolise désormais les bonnes relations algéro-maliennes, a coûté aux contribuables maliens 1,910 milliard de Fcfa, sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Elle a été réalisée par l’entreprise COGEP sous le contrôle de SIRA. La vitesse de référence autorisée sur cette voie, très fréquentée, est de 40 à 60 km/h.
Les deux Premiers ministres ont dévoilé ensemble la stèle qui immortalise désormais le président Abdel Aziz Bouteflika sur site. Modibo Keita et son hôte se sont ensuite prêtés aux questions des journalistes. Le chef du gouvernement malien s’est d’abord félicité du fait que le chef de l’Etat algérien ait accepté cette initiative malienne, destinée à mieux fixer dans le temps les bonnes relations entre nos deux pays.
« La disponibilité de l’Algérie à donner le nom du président Bouteflika à ce boulevard honore non seulement le District de Bamako, mais aussi tout le Mali. L’initiative permet de montrer aux jeunes générations les voies à suivre et leur rappelle que le monde n’a pas commencé à l’instant où ils se trouvent. Elle rappelle aussi les actions des grands hommes qui ont fait en sorte que ce jour soit », a expliqué le Premier ministre.
Quand à son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, il dira qu’il est extrêmement fier d’avoir assisté à cette cérémonie qui est une manifestation des relations cordiales entre le Mali et l’Algérie.  « Cet événement est une symbolique très forte pour les Algériens. Qui ne peuvent dire que merci à leurs frères et sœurs maliens », a ajouté le chef du gouvernement algérien.
Auparavant, le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, en sa qualité de hôte de la cérémonie, a rappelé l’admiration de la jeunesse malienne des années 50 et 60 pour le président Abdel Aziz Bouteflika, ce grand homme d’Etat, qui a fait rêver beaucoup de jeunes de l’époque, grâce à son combat pour la liberté. Rappelons, que le Mali a joué un rôle important dans la guerre de libération de l’Algérie. Malgré les risques que le soutien aux indépendantistes algériens pouvait avoir sur les relations franco-maliennes, le président Modibo Kéïta a accepté d’ouvrir les frontières du Mali aux combattants du Front de libération nationale (FLN) d’Algérie.
C’est dans ce cadre que Abdel Aziz Bouteflika, alors chef de guerre, a longtemps séjourné à Bamako et surtout à Gao. L’appui du Mali a été très déterminant dans la victoire des indépendantistes sur les troupes coloniales françaises en 1962, ouvrant la voie à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.

A . O. Diallo

Source : L’Essor

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