Acquisition de nouveaux avions: les FAMas renforcées dans la lutte contre le terrorisme

Le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, a précisé, ce mardi 9 août 2022, la cérémonie de réception officielle de plusieurs aéronefs et épuisements militaires pour les FAMa. La cérémonie s’est déroulée au Pavillon présidentiel de l’aéroport international Président Modibo KEITA de Bamako-Sénou. C’était en présence du Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA ; du ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA ; de plusieurs membres du gouvernement ; des présidents d’institution ; de l’Ambassadeur de Russie au Mali ; des autorités militaires…

 

Pour des raisons de secret défense, les autorités militaires n’ont pas jugé nécessaire de divulguer le nombre exact de ces acquisitions qui viennent renforcer davantage les capacités des FAMa à sécuriser l’ensemble du territoire national. Néanmoins nous pouvons citer entre autres des avions de chasse de type L-39 et Su-25 ; des hélicoptères d’attaque de type Mi-24P ; des Mi-8, un avion de transport tactique de type Airbus Casa 295, etc.

La capacité de surveillance et de contrôle de l’espace aérien, facteur essentiel de souveraineté, est une autre composante importante de ces nouvelles capacités. Les radars de surveillance et les systèmes de défense anti-aérienne acquis, il y a quelques semaines, sont déjà déployés sur le terrain et permettent de réguler le trafic aérien dans le ciel malien, et de protéger les sites sensibles ainsi que les volumes d’évolution des aéronefs et des forces terrestres.

Ces aéronefs et équipements militaires sont le fruit du partenariat gagnant-gagnant entre notre pays et la Fédération de Russie.

Un rêve qui devient

une réalité

Le chef d’état-major de l’armée de l’air, Alou B DIARRA, a déclaré que l’effervescence observée au sein du Peuple malien à l’annonce de ces vecteurs aériens est une indication claire de l’espoir que suscitent ces acquisitions.  Il a exprimé sa fierté en voyant se réaliser le rêve que les anciens militaires décrivaient alors qu’ils étaient encore jeunes pilotes.

« Avec la fourbe et l’ambition démesurée qui caractérisent les jeunes officiers en début de carrière… j’étais déçu de ne pas avoir les moyens d’exprimer ce que je me sentais capable de faire », se rappelle encore le chef d’état-major de l’armée de l’air.

Pour lui, les obstacles feront douter certains naturellement, mais le plus important est de garder en tête que notre pays se relève inexorablement.

‘’Nous sommes sur la voie, avec le moral revigoré des hommes qui donne foi au futur de l’armée malienne’’, s’est réjoui le chef d’état-major.

Il a rassuré que les efforts extraordinaires que consentent le Peuple malien pour équiper son armée ne resteront pas vains et que les aviateurs resteront fidèles à leur devise pour porter notre pays toujours plus haut, plus loin et plus fort.

« Ces moyens aériens n’ont pas une vocation de prestige comme la flotte de l’armée a parfois été perçue. Ce n’est pas une armée de parade que le Mali construit, nous avons l’ambition de former une armée d’action, opérationnelle, apte au combat et décisive au moment opportun. L’armée de l’air ne pourra être partout tout le temps, mais elle fera ce qui est possible pour frapper fort au bon endroit pour soulager ceux qui en ont besoin. L’armée de l’air aspiré être l’ange gardien qui couvre les vaillants soldats mais aussi de soutien au désenclavement, au développement socio-économique tant attendu par les populations éprises de paix », a affirmé le chef d’état-major de l’armée de l’air, Alou B DIARRA.

Refonder une Armée professionnelle…

Le ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a affirmé avec fierté que depuis la rectification de la Transition, le Peuple du Mali est devenu un exemple en Afrique, car il ne cesse de prouver que la volonté d’un peuple surmonte toutes les adversités, s’il est déterminé à prendre son destin en main, et résolument tourné vers un avenir radieux.

Selon lui, l’acceptation de la servilité n’est ni une fatalité, ni une stratégie de survie efficace.

« Suivant cette logique, on doit faire le constat du douloureux échec de l’Armée malienne qui n’a pas pu éviter la guerre, il y a une décennie, au début de cette profonde crise multidimensionnelle que nous traversons encore. Au-delà de ce constat, il importe de poser les bonnes questions, et d’y apporter les réponses idoines, dans les meilleurs délais, pour pacifier et stabiliser au plus vite le pays, et jeter les bases d’un nouveau départ. C’est la mission que vous nous avez donnée. C’est un devoir générationnel, une responsabilité devant l’Histoire du Mali éternel », a souligné le ministre de la Défense.

Il a indiqué que ni les frustrations causées par des décennies de mauvaise gouvernance, ni les rigueurs de la vie dans un contexte économique difficile, ni même le matraquage médiatique des nostalgiques d’un ordre colonial en voie de disparition, n’ont pu entamer la résolution de ce vaillant Peuple.

Par ailleurs, dira-t-il que le processus de refondation du Mali qui vise à réaliser et concrétiser les aspirations du peuple malien, initié sous la Transition, a reconnu le rôle primordial dévolu aux actions de sécurisation du territoire, des populations et de leurs biens.

Selon lui, la vision du Président de la Transition, pour la défense et la sécurité du Mali a été traduite en directives très claires pour les Forces Armées Maliennes, c’est-à-dire : se battre pour gagner les guerres imposées à la Nation malienne, et ensuite créer les conditions pour une paix durable et juste.

« Nous avons comme objectif de refonder une Armée malienne professionnelle, bien équipée, bien entraînée, dotée d’un bon moral, proche du peuple dont elle est issue, et dominant l’espace des opérations, dans le respect des règles et coutumes adéquates, et suivant des règles d’engagement strictes. Cette Armée doit refléter les valeurs guerrières du Maliba, la diversité, l’unité et la cohésion de la Nation, ainsi que la noblesse, la fierté et la soif d’indépendance héritées de nos ancêtres. En fixant cette mission à son Armée, la Nation malienne a consenti d’énormes sacrifices pour lui en donner les moyens et les ressources nécessaires », a reconnu le ministre de la Défense.

S’adressant au Président de la transition, le Colonel Sadio CAMARA a affirmé : «Respectant cette volonté, et connaissant parfaitement les réalités de ce beau pays, vous avez tenu à mettre l’Armée dans les meilleures dispositions. Vous avez transformé sa stratégie, son état d’esprit, sa posture tactique. Vous l’avez réorientée vers des partenaires plus variés, pour plus d’ouverture, plus de compétence, plus de fiabilité, plus de sincérité. Vous lui avez redonné l’initiative, toujours tournée vers l’avant, sans esprit de recul. Vous l’avez équipée en quantité et en qualité dépassant ce que beaucoup pouvaient imaginer. Malgré les succès déjà engrangés, qui prouvent à suffisance le bien-fondé de votre stratégie, vous avez décidé de ne jamais relâcher l’effort ».

Quelques caractéristiques des aéronefs

Selon les explications des spécialistes, le Sukhoi 25 est un avion de chasse monoplace avec un poids maximum au décollage 17 350 Kg, une vitesse de croisière de 750 Km/h et une vitesse maximum de 1000 Km/h. Toujours selon les spécialistes, le Sukhoi 25 a un rayon d’action qui varie entre 430 et 460 Km, la distance maximum franchissable est de 1 850 Km. En matière d’armement, le Sukhoi 25 peut emporter des bombes de 50 à 250 Kg. Il peut également emporter des missiles sol-air, des roquettes de 70 mm et une mitrailleuse de 30 mm.

Quant au L-39 Albatros, c’est un avion bi place qui a une vitesse de croisière de 400 Km/h, un son rayon d’action de 400 Km et peut emporter des bombes de 100 Kg, des missiles et des roquettes de 50 mm.

Autres temps forts de cette cérémonie ont été la remise solennelle des clés des aéronefs faite par le Président de la transition de la transition, le Colonel Assimi GOITA, au chef d’état-major de l’armée de l’air. L’assistance a également assisté à des séances de démonstration de décollage ; des démonstrations de patrouille serrée ; des passages à basses altitudes et une visite statique des aéronefs.

PAR MODIBO KONE

Source : Info-Matin

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.