Abdoulaye Pona s’adressant à la population après avoir été élu » l’Homme de l’année 2019 » de la région de MOPTI suite à son engagement en faveur de la paix

Pour l’édition 2019, des hommes et femmes qui se sont investis dans la cohésion sociale et dans la restauration de la paix dans la région de Mopti, le mérite du président de la Plateforme pour la paix au Centre (PPCM), Abdoulaye Pona, non moins président de la Chambre des Mines  du Mali,  a été reconnu et célébré. En effet, il a été élu l’homme de l’année 2019 dans la région de Mopti, une distinction qui récompense ses efforts personnels et ceux de la PCC dans la restauration et la consolidation de la paix à Mopti.

 

on trophée lui a été remis au cours du weekend, à Mopti,  en présence des autorités administratives et politiques, des responsables de la radio Jamana (initiatrice de l’évènement) et d’un parterre de personnalités dont de nombreux proches du lauréat, son épouse, son conseiller Balla Bamba, les représentants des différentes communautés du Centre.

La célébration de l’homme de l’année est une initiative de la radio Jamana de Mopti visant à célébrer les hommes et femmes qui ont fait preuve d’engagement et d’abnégation pour le développement socio-économique de la 5è région administrative du Mali.

Pour l’année 2019, qui consacre la 22è édition, les initiateurs ont mis en avant le contexte sécuritaire, notamment le risque de conflits intercommunautaires et désigné les hommes et femmes qui ont œuvré pour éviter toute explosion sociale et raffermir davantage les relations intracommunautaires.

Trois personnes et non des moindres ont bénéficié de l’adhésion populaire, à savoir Abdoulaye Pona, Mme Diallo Tata Touré et Mme Kadidia Nienta. Ainsi, à l’issue du vote, qui a été organisé soit par envoi de courrier, soit par appel téléphonique, quelque 5557 voix se sont portées sur Abdoulaye Pona, soit la majorité absolue et un score rarement obtenu par un lauréat. Sa poursuivante immédiate, Mme Diallo Tata Touré, présidente de la Société civile de Mopti, femme leader et promotrice d’ONG, a obtenu 2250 votants. Alors que la troisième place célèbre une artisane potière, décoratrice de son état, Kadidia Nienta a recueilli 800 voix.

Arrivé dans la capitale de la Venise malienne, à la tête d’une forte délégation, le lauréat 2019 a eu droit à un programme chargé, conformément à sa stature d’homme rassembleur et de consensus.  Il a assisté, le vendredi 24 janvier, à une prière collective et à la lecture du saint Coran à Sévaré. Cette cérémonie a été suivie, en début de soirée,  de la visite de plusieurs jeunes regroupés au sein d’un club qui lui est dédié, baptisé « Club de soutien des amis d’Abdoulaye Pona« .

Le samedi  25 janvier, le lauréat a effectué une visite de courtoisie aux légitimités coutumières et religieuses de Mopti, notamment la chefferie traditionnelle (famille Touré) et la famille de l’Imam Konaké .

En plus des prières et conseils, ces notabilités ont salué l’apport de l’hôte du jour à la consolidation de la paix dans la région et son élan de solidarité en faveur des déplacés.

Dans la soirée de ce samedi 25 janvier, qui consacre la remise officielle du trophée de l’Homme de l’année, plusieurs artistes, dont Nampé Sadio Traoré, le Kanaga de Mopti, Youssouf Tapo et Abdoulaye Papa Diarra ont tenu le public en haleine à travers un répertoire musical riche et varié, célébrant la paix et la cohésion sociale.

Ensuite s’en sont suivies les interventions de l’édile de Mopti, Issa Kansaye, du Directeur de la radio Jamana, Barou Diabaté et du représentant du Gouverneur de la région de Mopti. Chacun des intervenants a salué le lauréat pour sa contribution à la consolidation de la paix à Mopti.

Un film documentaire, réalisé à cet effet, démontre avec des témoignages à l’appui, la vaste campagne de sensibilisation menée  auprès de certains protagonistes du conflit du Centre et la médiation qu’Abdoulaye Pona a dû mener en toute discrétion pour rapprocher des communautés de Bankass. Des actions similaires ont aussi été menées dans le cercle de Macina, dans la région de Ségou, entre chasseurs donzos et communauté peule de ladite localité dont les rapports s’étaient fortement  détériorés.

En plus de ses missions de bons offices au Centre, le film documentaire consacre un autre témoignage sur les actions humanitaires du lauréat. Notamment, son apport auprès de son épouse dans la gestion d’un  centre d’accueil qui encadre des dizaines d’enfants depuis plusieurs années, à Lafiabougou.

Après la remise du trophée, le lauréat  s’est félicité du choix porté sur sa personne avant d’exprimer un sentiment de gêne suite au contexte sécuritaire de la région.  » J’aurais souhaité recevoir ce trophée en d’autres circonstances, c’est-à-dire en toute gaieté, dans la paix et la cohésion, la concorde et le vivre ensemble, partout dans la région de Mopti. Chez nous à Mopti, nous sommes de même père et de même mère… « , a-t-il déclaré.

S’adressant aux différentes communautés présentes dans la salle, Abdoulaye Pona les a exhortées à plus de cohésion.  » Il est maintenant temps, il est grand temps qu’on se parle à nous-mêmes, entre nous-mêmes, qu’on s’écoute, qu’on s’entende et qu’on s’accepte « , a-t-il plaidé. Avant de formuler le vœu de voir tous les fils de Mopti résolument  » solidaires et unis face aux épreuves, capables de transcender leurs divergences et unis dans leurs différences comme ont pu l’être nos ancêtres et illustres devanciers« .

Tirant le triste constat de la tragédie que subit Mopti, il a déploré le nombre de plus en plus croissant de déplacés, de réfugiés, d’orphelins et de veuves à cause de la situation sécuritaire. Pour le président de la Plateforme pour la Paix au Centre  » ceci ne peut pas continuer et ceci ne doit pas continuer pour quelque raison que ce soit « . Il a exhorté toutes les personnes rentrées en belligérance d’arrêter  «  les hostilités » et « jeter les armes« .

Dans son cri de cœur face à cette tragédie, il a invité les uns et les autres à retourner sur leurs terres désormais  gorgées de sang versé et de larmes qui coulent pour arrêter la spirale de la violence.

» Nous avons reçu Mopti en héritage et nous ne devons nullement faillir. Nos devanciers d’hier ne s’étaient pas comportés comme nous nous comportons aujourd’hui et que dirions-nous à nos enfants demain ? Je suis venu de Ouri-Marka natal en marchand de paix et de concorde « , a-t-il soutenu.

Très engagé à conforter le tissu social à Mopti, le lauréat dit mesurer la portée du trophée qui lui a été décerné et qui le contraint, à travers la PPCM, à aller de  » l’avant  désormais, à continuer sans relâche jusqu’à  l’aboutissement  d’une paix définitive et durable au Mali « . En outre, il a invité les deux autres lauréates à se joindre à lui pour mener à terme ce combat engagé pour la consolidation du tissu social.

Abdoulaye DIARRA

Source: l’Indépendant

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