8ème Session Ordinaire du Comité National de Pilotage du Projet de Développement de l’Elevage dans la Région du Liptako-Gourma

Réhabilitation des réalisations endommagées

La salle de conférence de la DFM de l’Agriculture a abrité le mercredi 05 mars 2014, la tenue de la 8ème Session Ordinaire du Comité National de Pilotage du Projet de Développement de l’Elevage dans la Région du Liptako-Gourma. Les travaux ont été présidés par le chef de cabinet du ministre délégué auprès du ministre du développement rural chargé de l’élevage, de la pêche et de la sécurité alimentaire, M. Mody KANOUTE, en présence du chef du projet, M. Lassiné COULIBALY.

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Dans son discours d’ouverture, M. Mody COULIBALY a affirmé que cette session se déroule dans un contexte marqué par d’importants évènements dont la tenue statutaire de la réunion des Ministres en charge de l’Elevage des trois pays membres de l’Autorité du Liptako-Gourma.

 

 

En effet, sous l’initiative de la Direction Générale de l’Autorité du Liptako-Gourma, les Ministres en Charge de l’Elevage se sont réunis en Avril 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour faire l’état d’exécution du programme de Développement de l’Elevage dans la région du Liptako-Gourma. Certaines des recommandations majeures de ces assises ont été à l’endroit de chaque Etat membre.  C’est dans ce cadre que se tient la 8ème session ordinaire du Comité Nation de Pilotage du Projet de Développement de l’Elevage dans la région du Liptako-gourma.

 

 

L’objectif du programme couvre la structuration du Projet autour des principales composantes: l’appui à l’amélioration des productions animales ; l’appui à l’intensification des productions animales ; l’appui à la commercialisation et l’appui au désenclavement.

 

 

Le programme sous régional a été mis en place conformément à deux orientations stratégiques instruites par les Chefs d’Etats, à savoir : le développement harmonieux et intégré de la région du Liptako-Gourma, et la mise en valeur cohérente et en commun des ressources locales. Le lancement solennel du programme a eu lieu à Gao, le 25 Avril 2005, sous la haute présidence de leurs Excellences les Chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

 

 

Au cours de cette 8ème session, les administrateurs ont examiné le procès verbal de la 7ème session ; l’état d’exécution des recommandations de la 7ème session ; le rapport technique 2013 ; le rapport financier 2013 ; et l’avant projet du Programme d’Exécution Technique et Financière 2014.

 

 

En dépit des difficultés inhérentes à la mise en œuvre de tout projet, il se dit heureux de constater que le Projet de Développement de l’Elevage dans la région du Liptako-Gourma  a fait d’importantes réalisations au nombre desquelles on peut citer la construction de quatorze (14) parcs de vaccination, deux (2) marchés à bétail modernes et cinq (5) aires d’abattage ; la construction et l’équipement d’un laboratoire vétérinaire de diagnostic ainsi que du Siège du Projet. Pareillement, la culture du Bourgou dans les bas fonds, qui a permis d’augmenter le disponible fourrager et d’assurer la sécurité alimentaire pour une partie du cheptel tout en améliorant le revenu des exploitants.

 

Il y a aussi le démarrage des grands travaux d’infrastructure portant sur la réhabilitation de 132 km de pistes rurales dans les cercles de Gao et d’Ansongo ; le surcreusement de neuf mares et trois barrages/seuils, la réalisation de deux systèmes d’adduction d’eau et de 16 puits à grand diamètre, à travers la zone d’intervention du Projet.

 

Il faut signaler que suite aux évènements d’insécurité survenu au Nord du Mali à partir de janvier 2012, les entreprises furent contraintes d’interrompre les travaux. Et jusque ici non pas repris et entre temps est intervenu la clôture du financement de  la Bamako Islamique de Développement (BID) le 31 Décembre 2012. Cela constitue une grande difficulté car certains travaux demeurent encore inachevés.

 

Alors il s’agira, au cours de l’année 2014, de tout mettre en œuvre pour poursuivre et achever lesdits travaux en cours. Mais aussi en début de réalisation avec le reliquat du financement de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO et aussi réhabiliter les réalisations qui ont été endommagées du fait de l’insécurité.

Y. KONATE

SOURCE: Le Progrès

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