8 Mars: la Presidente de la CAFO Mme Dembélé Ouleymatou Sow s’exprime: « Nous voulons donner notre plein potentiel a notre pays »

Dans un entretien accordé à notre rédaction le mardi 02 mars 2021 à Ségou, la Présidente de la CAFO Mme Dembélé Ouleymatou Sow s’est prononcée sur la crise à la CAFO. Elle se dit rassurante quant au dénouement de la crise et appelle les femmes à l’unisson pour qu’elles donnent leur plein potentiel à leur pays. Elle a egalement fait une plaidoirie aupres des autorités a l’occasion dela fete du 8 mars.
Figaro-Mali: Présentez-vous s’il vous plait ?
Je suis Mme Dembele Ouleymatou Sow, Présidente de la CAFO.
Figaro-Mali: La CAFO traverse une crise de leadership depuis plus de cinq ans. Parlez-nous de la situation actuelle de cette grande faitière des associations féminines.
Nous étions dans une péripétie judiciaire depuis plus de cinq ans. Aujourd’hui nous avons une première grosse exécutoire depuis le 30 décembre 2019. Mais le clan Oumou Touré avait fait une requête de rabat d’arrêt qui vient d’être jugée aussi. Nous avons gagné ce procès encore. La situation est donc à notre faveur. Car nous avons gagné les deux grosses pertinentes en plus d’une grosse d’ouverture forcée des portes du siège. Judiciairement, c’est nous qui avons gagné. Mais je suis vraiment désolée que les femmes qui sont une couche fragile, défavorisée, une couche majoritairement analphabète se retrouvent dans une procédure judiciaire sans précèdent. Moi je pense vraiment qu’il est impérieux pour nous de remettre la CAFO sur les rails. Il est impérieux aujourd’hui d’assurer aujourd’hui le renforcement de la relève et d’aller vers les femmes rurales.
Figaro-Mali: Pouvez-vous dire qui occupe actuellement le siège de la CAFO ?
Personne n’occupe actuellement le siège de la CAFO. Le procureur près du tribunal de grande instance de la commune 3 de Bamako avait demandé à ce que les portes soient fermées jusqu’au verdict du procès de rabat d’arrêt. Le rabat a été jugé et il avait encore fermé le siège pour suspicion de trouble à l’ordre public. Ils nous ont finalement dit d’attendre huit jours pour la réouverture du siège. Et ce délai arrive à terme le lundi prochain.
Figaro-Mali: Nous sommes à quelques jours du huit mars. Quel message avez-vous à lancer aux femmes ?
Les femmes du Mali sont très fortes. Elles n’ont rien pour travailler. Elles n’ont pas accès aux avantages du développement de façon explicite et suffisante. Moi je crois que ce huit mars doit être une plaidoirie auprès des autorités pour qu’elles nous aident à nous unir. Je voudrais vraiment que les autorités nous aident afin que les femmes puissent se retourner vers la citoyenneté, à l’éducation. Bref pour que nous puissions être à ce que nous aimerons être, c’est-a-dire, donner notre plein potentiel à notre pays.
Entretien réalisé par Boubacar Kanouté
Source: Page Facebook le Figaro du Mali
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