Protection sociale : L’ANAM S’AMÉLIORE

Sur une prévision budgétaire globale de ressources de 2.836.230.211 Fcfa, les réalisations de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) ont été de 2.228 616 968 Fcfa à la date du 30 septembre 2017, soit un taux de réalisation de 78,58%. Ces chiffres ont été donnés lors de la 13ème session ordinaire du conseil d’administration qui s’est tenue, hier jeudi à la Maison des Aînés. Les travaux ont été présidés par le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Hamadou Konaté.

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La session avait, à son ordre du jour, l’examen du compte rendu de la 12ème session ordinaire, l’examen de l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la 12ème session et du rapport 2017 à mi-parcours. A ce jour, 231.199 personnes sont immatriculées au Régime d’assistance médicale (RAMED), dont 45.586 bénéficient de la prise en charge gratuite.

La protection sociale est un droit de chaque citoyen et un élément essentiel et incontournable de toute politique d’exclusion sociale et de lutte contre la pauvreté. C’est dans ce contexte que l’ANAM a élaboré un plan de travail 2017 basé sur ses missions et la gestion axée sur les résultats avec un accent particulier sur l’amélioration du taux d’immatriculation et des prestations.

Le ministre a précisé que l’extension du RAMED à l’ensemble du pays, l’élargissement de son bénéfice aux blessés en cours ou à l’occasion de conflits armés et de catastrophes ainsi que l’introduction des TIC dans la collecte des données sur le terrain sont, entre autres, des pistes qui concourent à cette amélioration. De même que l’utilisation des tablettes a facilité la collecte des données en temps réel tout en réduisant le coût de l’immatriculation. C’est ce qui a permis, selon le ministre, l’immatriculation au RAMED de 96.422 nouveaux indigents pour la période de janvier à octobre 2017 sur lesquels 20.412 ont bénéficié de prestations médicales remboursées par l’ANAM. 71.054 personnes ont été identifiées par les associations de santé communautaire (ASACO).

Il a déclaré que ces résultats ont été atteints grâce à la collaboration avec le programme de filets sociaux Jigisemejiri et à l’accompagnement de l’UNICEF et aux directions centrales de la protection sociale et leurs démembrements qui constituent les acteurs essentiels dans l’identification des groupes-cibles du RAMED et de leur suivi. Malgré ces résultats appréciables, Hamadou Konaté a énuméré quelques difficultés comme la timide mobilisation des contributions des collectivités territoriales au financement du Régime, la rupture de stocks de médicaments en DCI au niveau de certaines structures sanitaires, l’accès difficile de nombre de localités et du centre du pays en raison de l’insécurité. Pour y faire face, la direction de l’ANAM est en train de mettre en marche de nouvelles stratégies, dont la mise en œuvre complète permettra d’atteindre les résultats escomptés. Il s’agit de l’élaboration d’une stratégie efficace de plaidoyer et de mobilisation des ressources des collectivités et des partenaires qui prendra en compte tous les aspects essentiels de la question. Par ailleurs, la mise en place au niveau de chaque région, d’un pool de formateurs en vue de déconcentrer la mise en œuvre du RAMED aux niveaux région, cercle et commune et la signature des contrats de performance avec les ASACO afin de faciliter la mise en œuvre des conventions signées par la CANAM au nom de l’ANAM et l’opérationnalisation du RAMED dans les centres de santé communautaires (CSCOM).

Fatoumata NAPHO

 

Source: Essor

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