Lutte contre les hépatites B et C : Les membres de la plateforme des associations maliennes de lutte déterminés à couper la chaîne de transmission

Maladies aux conséquences alarmantes, mais classées dans la cellule des maladies négligées, les hépatites B et C sont des pathologies à éradiquer d’ici l’horizon 2030 et le Mali est engagé à gagner le combat. Les membres de la plateforme des associations maliennes de lutte contre les hépatites B et C sont déterminés à couper la chaîne de transmission. En prélude à la célébration de la journée mondiale de lutte contre la maladie, commémorée chaque 28 juillet, ils ont organisé une conférence de presse, le lundi 26 juillet 2021 au ministère de la santé et du développement social afin d’informer la population des dégâts causés par les hépatites B et C, tout en prescrivant des moyens de préventions.

Le Mali a fait des progrès énormes dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Toutes les régions concernées par ces maladies sont à pied d’œuvre pour que le Mali soit au rendez-vous de 2030 qui est la date butoir pour l’éradication des maladies. Concernant les hépatites B et C qui sont des inflammations aigües du foie causées par un virus contagieux, elles peuvent devenir chroniques (si le virus persiste dans le corps et continue à agresser le foie) et évoluer vers une cirrhose voire un cancer du foie, a rappelé le professeur Moussa Dicko, spécialiste de la maladie. « Pour l’hépatite B, une personne sur dix développe une hépatite chronique et pour l’hépatite C, huit personnes sur dix », a rapporté le Professeur Dicko. Selon lui, 15% des femmes enceintes au Mali sont infectées  avec un risque de les transmettre à leurs progénitures.  Il a informé que c’est entre 700 et 800 000 maliens qui souffrent de la maladie et que 10% des diabétiques sont porteurs du virus. Le professeur et membre actif de la Société Malienne des Maladies de l’Appareil Digestif (SOMMAD) a annoncé que les modes de transmissions de la maladie sont le sang et les produits dérivés du sang, sans oublier les tatouages des femmes, les voies sexuelles, la voie verticale (transmission de mère à l’enfant) la voie intrafamiliale etc. le professeur a aussi évoqué certains symptômes de la maladie comme la fièvre, la fatigue, la jaunisse, les douleurs articulatoires, tout en mentionnant que  le dépistage reste un moyen efficace pour connaître son statut. « La vaccination reste une arme efficace pour se protéger contre la maladie», a affirmé le professeur Dicko, tout en insistant qu’il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite B, mais qu’il existe des moyens pour la stabiliser. Quant au Docteur Diallo, le coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le sida, la tuberculose et les hépatites, son intervention s’articule autour des thèmes de cette année. Il a noté que le thème mondial est : « l’hépatite ne peut plus attendre » et que le thème national est : « la prise en charge de l’hépatite ne peut plus attendre ». Selon lui, ces thèmes se rejoignent et attirent l’attention de la population sur les multiples dégâts que cause la pathologie. Signalons que plusieurs activités seront organisées dans la semaine en vue de sensibiliser la population sur les dangers de la maladie et de les inciter à aller se dépister pour connaître leur statut, afin de couper la chaîne de transmission de la maladie et  permettre au Mali de gagner le combat.

Moussa Samba Diallo

Source: Lerepublicainmali

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