LUTTE CONTRE LE PALUDISME : Le Mali s’engage

Le représentant du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mohamed Berthé, a présidé le jeudi 25 avril 2019, la cérémonie de lancement de l’édition 2019 de la journée mondiale de lutte contre le paludisme sous le thème : « Zéro palu ! Je m’engage ».

 

L’événement qui s’est déroulé dans la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture, a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités dont le maire de la Commune V, le représentant de l’OMS, Boubacar Sidibé, S. E. l’ambassadeur des USA au Mali, entres autres.
Dans son allocution , M. Berthé a rappelé que le 25 avril a été institué par l’Assemblée mondiale de la santé en 2007 comme Journée mondiale de lutte contre le paludisme avant de préciser l’objectif principal de cette journée qui est le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre le paludisme. Il a aussi rappelé que la campagne zéro palu a été lancée par S. E. Macky Sall, président du Sénégal, et sa Majesté le roi Mswati lll d’Eswati à l’occasion de la 31e session ordinaire de l’Union africaine, tenue à Nouakchott en Mauritanie en juillet 2018.
Il a ajouté que la campagne a été adoptée par 55 chefs d’Etat et de gouvernement africains durant l’assemblée de l’Union africaine. M. Berthé a aussi fait savoir que l’assemblée a prié la Commission de l’Union africaine et le Partenariat Roll Back Malaria d’assurer la coordination avec les Etats membres et de faciliter le lancement et le déploiement de la campagne zéro palu. Toujours, selon M. Berthé, le but de la campagne est de mobiliser tous les acteurs locaux pour qu’ils assument la responsabilité personnelle de la victoire contre le paludisme.
En effet, selon le rapport paludisme 2018 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de paludisme a été estimé à 219 millions dans le monde en 2017 avec 435 000 décès, majoritairement en Afrique ou un enfant meurt de paludisme toutes les deux minutes. Aussi, 90 % des cas de paludisme qui surviennent en Afrique et 80 % des décès sont dus à cette maladie.
Au Mali, selon toujours le rapport de l’OMS, il a été enregistré en 2018 environ 2 708 577 de cas confirmés de paludisme dans les formations sanitaires (2 439 954) et par les ASC (268 623) avec 1 915 460 de cas simple ; 793 117 de cas graves dont 1178 décès notifiés avec un taux de létalité de 0,43 %. De ce fait, il a été souligné que selon les résultats préliminaires de l’enquête démographique et de santé, 6e édition (EDS-M, 2018), la prévalence du paludisme est de 19 % au niveau national et elle est variable suivant les régions : 13 % à Kayes, 22 % à Koulikoro, 30 % à Sikasso, 26 % à Ségou, 25 % à Mopti, 15 % à Gao, 3 % à Tombouctou, 2 % à Kidal et 1 % à Bamako.
C’est d’ailleurs pourquoi, le PNLP, en collaboration avec ses partenaires, a dégagé des axes stratégiques suivants : la prévention par l’utilisation des moustiquaires imprégnés d’insecticide à longue durée (MILD) avec un taux de couverture national de 85 % dont 76 % de taux d’utilisation pour les femmes enceintes et 73 % pour les enfants de moins de 5 ans par les ménages (EDS M, VI ) ; le traitement préventif intermittent (TPI ) de paludisme chez la femme enceinte avec 28 % de ces femmes ayant eu accès à 3 doses de SP selon (EDS, M VI) entres autres.
Notons que des actions ont été menées par le gouvernement et ses partenaires d’où la disponibilité d’un plan stratégique de lutte contre le paludisme 2018-2022, la mise en oeuvre d’une feuille de route avec l’ensemble des partenaires pour lutter contre le paludisme, les tests de diagnostic rapide (TDR) et les examens de la microscopie pour la confirmation biologique des cas, les médicaments injectables pour les cas graves, la gratuité du traitement chez la femme enceinte et les enfants de moins de 5 ans entre autres..

Kadidia Doumbia, stagiaire

LE POINT DU MALI

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