Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique : DANS LA CONSTANCE

Les indicateurs enregistrés par l’établissement hospitalier sont encourageants, voire satisfaisants

Ceux qui doutent des progrès énormes accomplis par nos centres hospitaliers universitaires peuvent revoir leur copie. En tout cas, l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (IOTA) a vraiment la frite et l’année nouvelle est amorcée avec beaucoup d’optimisme et de sérénité par l’administration hospitalière qui entend créer et exploiter toutes les opportunités de progrès.
L’établissement hospitalier a tenu, jeudi dans ses propres installations, la 23è session de son conseil d’administration. La réunion était dirigée par le président du conseil d’administration, Lassana Sylvestre Diarra, en présence du directeur général de l’établissement, Mamadou Sory Dembélé et de son adjoint Mamady Sissoko et des administrateurs.
L’ordre du jour portait sur l’adoption du procès verbal, l’état d’exécution des recommandations de la précédente session, le rapport d’activités médico-techniques au 31 décembre 2017 et l’exécution du budget sur la même période. Les administrateurs se sont aussi prononcés sur la validation du plan opérationnel (PO) et du projet de budget de l’exercice entamé. Ils ont examiné et amendé les différents documents soumis à leur approbation.
Globalement, les administrateurs ont apprécié les progrès accomplis par l’IOTA qui fait autorité, même à l’échelle africaine, dans la prise en charge des pathologies oculaires et dans la formation des ophtalmologistes. Les indicateurs enregistrés par l’établissement hospitalier sont encourageants voire satisfaisants.
Pour l’exercice écoulé, l’Institut a effectué sur une prévision de 93 381 consultations, 74 921 consultations, soit un taux de réalisation de 80%. Les activités de réfraction ont été accomplies à 90%. Les administrateurs ont été aussi informés que les activités de chirurgie de première référence ont été accomplies à 93%. Mais la cataracte qui demeure un réel problème de santé publique a constitué 81% des interventions chirurgicales. Les hospitalisations et analyses de laboratoire donnent un taux de réalisation respectifs de 105% et 77%.
Le directeur général de l’Institut a expliqué qu’au chapitre de la formation, son établissement a accueilli, au titre de l’année universitaire (2017-2018), 37 médecins de 12 nationalités différentes. Mamadou Sory Dembélé a aussi précisé que les Maliens représentent 57% des stagiaires. Et le patron de l’IOTA de rappeler que ces résultats encourageants ont été obtenus grâce aussi à l’appui financier de certains partenaires, notamment la Banque islamique de développement (BID), l’Organisation ouest-africaine de la santé(OOAS) et la direction nationale du développement social (DNDS) et bien sûr l’Etat.
Au regard des résultats probants de l’établissement, on est en droit de lui tresser des couronnes et de l’inviter à rester dans le sens de la marche. Il faut rappeler que l’IOTA relevait de l’Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE). Quand il est tombé dans le giron de l’Etat dans les années 2001, il s’est trouvé des détracteurs qui ne lui donnaient pas longtemps à vivre parce que pour eux, l’Institut allait perdre d’abord sa vocation sous régionale et sombrer progressivement. Heureusement, l’établissement garde sa vocation africaine et assure le leadership, en termes de formation d’ophtalmologistes africains. Les premiers responsables de l’IOTA s’emploient à l’amélioration des résultats
Le président du conseil d’administration a invité les administrateurs à une analyse sans complaisance des documents . « Votre clairvoyance et sagesse nous permettront d’aboutir à des bonnes recommandations » a expliqué Lassana Sylvestre Diarra avant de présenter ses vœux aux administrateurs.
Il est utile de rappeler que pour l’exercice 2017, l’IOTA, sur un budget prévisionnel d’un peu plus de 2,8 milliards de Fcfa, a réalisé un taux de mobilisation de 99,15% et un taux de liquidation de 87,7%. L’année dernière, l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique a bénéficié de 730 millions de Fcfa du budget spécial d’investissement. Cet argent a servi à l’amélioration du plateau technique, notamment à acquérir un appareil de phaco-émulsification visuel, des boites de cataracte et d’autres équipements de pointe (amplificateur bioélectronique, aspirateur de mucosités portable, auto réfracteur portable, entre autres)
Pour l’exercice en cours, le budget prévisionnel est d’un peu plus de 2,4 milliards de Fcfa.

Bréhima DOUMBIA

 

Source: Essor

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