Des professionnels de la santé réfléchissent sur les stratégies de lutte contre la maladie à virus Ebola

Un atelier régional de capitalisation des stratégies de lutte contre la maladie à virus Ebola (MVE) réunit, depuis lundi, à Yamoussoukro, les professionnels de la santé des pays de l’Afrique de l’Ouest en vue de s’accorder sur une approche multi-sectorielle coordonnée devant permettre de renforcer les plans de préparation et de réponse pour prévenir, contrôler les épidémies.

panneau virus ebola

Il est organisé par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique en partenariat avec l’organisation internationale “Action contre la faim (ACF)” et l’appui de l’OMS. Y prennent part une trentaine de médecins épidémiologistes, de laborantins, de médecins spécialistes en maladies infectieuses tropicales et de maladies hautement contagieuses ainsi que des décideurs en provenance de 15 pays africains et d’Europe.

Déclarée par l’OMS comme une urgence de santé publique de portée internationale, cette épidémie a touché la Guinée, le Liberia, la Sierra-Léone, le Nigeria, le Sénégal, le Mali et fait 28 430 victimes dont 11 316 décès. Ces experts en santé, “avec peu de recul sont à Yamoussoukro pour partager leurs expériences et tirer les leçons d’Ebola qui a frappé par surprise l’Afrique, avec l’envie d’être à la hauteur de garantir la santé de 400 millions de personnes dont ils ont la charge”, a déclaré le représentant d'”Action contre la Faim ” Serge Breyesse.
Selon le représentant de l’OMS K. Gervais, la propagation rapide de la “la terrible maladie” a été favorisée par la faiblesse du système de santé, le retard dans la mise en œuvre des mesures de lutte transfrontalières, les pratiques culturelles à risques, les enterrements non sécurisés et l’inexpérience des agents de santé dans la lutte contre la MVE.

Le directeur régional de la santé de Yamoussoukro, Dr Gaston Tra représentant le ministre de la Santé a appelé à la vigilance des professionnels de la santé en matière de transmission de l’épidémie qui a mis à l’épreuve l’ensemble des systèmes de santé et de surveillance, puis a invité les participants à faire des recommandations pertinentes et de proposer des axes d’actions pour la prévention et une meilleure gestion des crises sanitaires.

Depuis août 2015, la riposte à Ebola est entrée dans sa phase 3 qui consiste à briser toutes les chaînes de transmission du virus et à entamer le travail de relèvement visant zéro cas résilient. L’épidémie de la MVE est la plus grave jamais enregistrée depuis la survenue de la première flambée en 1976 en République démocratique du Congo.

(AIP)
nam/ask

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