‘’Chronique d’un confiné’’ (Roman) : Abdoulaye M’Begniga parle des premières heures de la Covid-19

Chronique d’un confiné  est un récit de 116 pages édité en France par les Editions Lys Bleu cette année (2020). Dans cette chronique, l’auteur, témoin des premières heures du développement de la pandémie à Coronavirus, nous offre un récit caractéristique de la gestion de la maladie en chine et plus précisément dans la province d’Anhui où il résidait en tant qu’étudiant au moment des faits. 

Un «machin microscopique», c’est ainsi que certains ont qualifié le virus de la  pandémie de la Covid-19, sans se douter que ce serait un étranger non désirable et meurtrier par la même occasion. Cette chronique est un brassage multilingue qui dépeint les points de vue d’individus qui, confinés, laissent libre cours à leur esprit pour fouiller dans la pandémie et y retrouver ce que le monde devra apprendre afin de demeurer humain.

« L’ampleur de l’épidémie a été, semblait-il, sous-estimée. Ce qui a été une erreur fatale, car un temps précieux a été perdu pour que beaucoup de vies puissent être sauvées. Li Wen Liang, ce héros national qui n’a pu être sauvé. L’histoire et le temps lui ont donné raison. J’avoue que j’ai été sous le choc lorsque j’ai appris sa mort. Le virus aurait dû quand même le laisser pour qu’il soit célébré par la population comme un héros parmi des héros, car on n’a pas tout le temps la chance de célébrer un héros de son calibre »,affirme l’auteur dans son livre.

Selon Abdoulaye M’Begniga, les internautes partageaient l’info qui mentionnait la phrase employée par les chaînes nationales lorsqu’il avait donné l’alerte : « Ce sont des rumeurs.»L’article employa, avance-t-il, la phrase à l’imparfait de l’indicatif avec un point d’interrogation à la fin : « C’était des rumeurs ? » « Nombreux furent des internautes qui étaient choqués de la mort de ce qu’ils appelaient désormais ‘’le héros national’’. Un de mes amis écrivait en haut de sa publication des photos de Li Wen Liang : ‘’L’histoire te retiendra’’»,ajoute-t-il.

Aussi, l’auteur témoigne : « J’ai vu une infirmière pleurer lorsqu’on l’interviewait sur le virus dans un hôpital : «J’ai peur. Mes parents m’appellent chaque fois parce qu’ils voient les infos sur le virus sur les réseaux sociaux, à la télé, » disait-elle. Un médecin japonais, spécialiste des maladies infectieuses, disait ceci : « Je n’ai jamais eu aussi peur. »

Une infirmière qui, après avoir été diagnostiquée positive, disait ceci : « Le premier jour de mon hospitalisation, j’ai apporté un cahier dans notre chambre d’hospitalisation. Et lorsqu’un de mes collègues a vu le cahier, il me demanda : “Tu fais quoi avec ça ? » « Je vais écrire mon testament, » lui avais-je répondu. »

Qui est Abdoulaye M’Begniga ?

Abdoulaye M’Begniga est un Malien né le 18 décembre 1991 à Bamako. En 2010, il fréquente le Lycée Alfred Garçon de Bamako où il décroche son baccalauréat en série langues et Littératures (LL). Après son baccalauréat, il obtient une bourse d’études du gouvernement chinois en 2011. Ainsi, il s’inscrit à la faculté de droit à Anhui Normal University où il décroche sa licence en droit en 2016 et plus tard, la bourse d’études de Zhejiang University où il obtient son Master en droit comparé en 2018. Il est actuellement doctorant en «Communication Interculturelle» à Anhui Normal University.

Bibliographie

En plus de ‘’Chronique d’un confiné’’, Abdoulaye M’Begniga est auteur de ‘’Abô ou les trois étrangers’’ publié en 2015 en France par Vérone Editions. D’autres ouvrages sont en projet dont notamment : ‘’Clash culturel et générationnel ou une règle coutumière qui fait polémique’’ et ‘’Le dit du rescapé’’.

AT

Source : Ziré

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